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 Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...

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Iréelle
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MessageSujet: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Ven 29 Aoû - 17:44

.::. Validée par : Mamzlle et renaud.
.::.Titre : Les Quatre Saisons Tome 1 : Autumn. The Fall...
.::. Résumé : Un petit groupe d'ami. Une école d'Arts. Une terrible nouvelle, la protagoniste, voulant protéger son secret, va mettre sa vie en danger...
.::.Personnages principaux : Autumn. Suivie de Melita, Nathan, Sandor, Alejandro, Mizuki et les autres...
.::. Warnings : euh...Nein !
.::. Concept : Autumn me ressemble bcp au niveau de ses pensées, philosophies, réactions etc... Donc un poquito autobiographique.





"Prévoir que dans la vie, il y a des périodes différentes, qui sont à l'image de nos quatres saisons."
[...]
"Le coeur a ses raisons, le coeur a ses saisons."






Sommaire :

[En construction]

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Dernière édition par Iréelle le Lun 1 Sep - 14:16, édité 1 fois
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Iréelle
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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Ven 29 Aoû - 22:20

Chapitre 1 :




Fond Musical : Les Quatre Saisons Remix



« Bienvenue à tous et toutes ! C’est avec un immense honneur que l’école nationale des Quatre Saisons ouvre ses portes pour une nouvelle année. Vous trouverez les emplois du temps affichés dans l’auditorium du bâtiment Hiver. Les premières années sont, eux, attendus dans l’auditorium du bâtiment Printemps à 10h pour la réunion de début d’année. Je vous conseille vivement d’aller prendre possession de vos chambres. Je vous rappelle également que les cours commenceront demain à 8h30 ! Je vous souhaite une très bonne rentrée et espère que vous ferez honneur à la réputation de notre école. »

Adossée contre le mur qui faisait face au campus, je souris. Je m’étais arrêtée le temps d’entendre le discours habituel que faisait la directrice de l’école le jour de la rentrée.
J’entamais ma deuxième année aux Quatre Saisons, la célèbre école d’art de la capitale. C’était une des plus grandes écoles mondiales, et être ici m’envahissait d’un bonheur encore plus immense chaque jour qui passait. Je me remémorais le jour de l’annonce des résultats : j’étais dans un état de nervosité incroyable, j’avais postulé pour plusieurs cours et devais donc passer plusieurs épreuves : langue étrangère à l’oral, épreuve de création sur table pour ce qui était du dessin et démonstration pour la danse et le théâtre. J’étais terrorisée et je paniquais à l’idée d’avoir échoué. Pourtant, j’avais réussi haut la main et avais eu l’honneur d’intégrer l’école. Elle était devenue ma seconde maison, et abritait ma seconde famille, ma famille de cœur. C’était certainement l’endroit que j’aimais le plus au monde et le lieu où je me sentais véritablement en confiance.

L’agitation ambiante me chassa bien vite de mes souvenirs. Je souris encore un peu plus, en observant le monde qui se pressait sur le campus : l’année s’annonçait tellement bien…
Je rentrais bien vite à l’intérieur du bâtiment Hiver et frissonnait malgré moi : c’était grandiose. Comme les trois autres habitacles. Il existait quatre bâtiments portant chacun le nom d’une saison : Printemps, Eté, Automne et Hiver. L’intérieur concordait avec le nom. Chaque bâtiment avait un grand hall aux couleurs de la saison dont il portait le blason et une fresque immense recouvrait les murs. J’étais dans le bâtiment Hiver : l’intérieur était dans les tons blancs et bleus, un paysage enneigé était représenté sur les quatre murs et les lumières se chargeaient de maintenir une ambiance douce et claire. Je levais la tête : un ciel où tourbillonnait des flocons blanc était peint et la perspective rendait un effet de réel saisissant. C’était magnifique.

Je m’arrachais à la contemplation du hall et me dirigeais vers l’auditorium, munie de mes valises. J’entrais dans la grande salle adressant un bonjour aux quelques personnes déjà présentes. Il n’y avait pas grand monde à cette heure ci, la plupart arrivaient plutôt dans l’après midi mais je préférais toujours arriver le matin pour prendre le temps de m’installer, de faire le tour de l’école et de retrouver mes amis.
Je tâchais de trouver le tableau d’affichage des emplois du temps des deuxième année.
L’école était grande mais nous étions relativement peu d’élèves. Le diplôme s’obtenait au bout de quatre années. Seulement 60 personnes réussissaient à rentrer aux Quatre Saisons chaque année alors que les postulants se comptaient plutôt en centaines. On divisait ensuite les élèves en deux groupes de 30 élèves. Il existait donc deux groupes pour chaque niveau d’étude. Je trouvais enfin l’emploi du temps de mon groupe et en attrapais un exemplaire puis, après un signe de main aux autres, je me dirigeais vers le bureau administratif afin de recevoir la clef de ma chambre.

Je rentrais dans la pièce quand un homme s’approcha de moi avec un grand sourire :
« Bonjour Autumn ! Content de te revoir ! Tu viens chercher ta clef ?
-Bonjour Gabriel ! Ah mais je suis également contente de revenir ici. Ca fait vraiment du bien ! Et oui, je suis venue prendre la clef. »
Gabriel était « L’Ange de l’Ecole » comme je le surnommais. Ce petit nom le faisait rire mais il le portait très bien. Il s’occupait du côté administratif mais était un peu l’oncle de tous les élèves, le confident des peines et des joies de chacun.
Il m’avait beaucoup aidé lors de ma première année et j’étais très contente de le retrouver.
Il décrocha la clef d’un tableau de liège et me la tendit avec un grand sourire.
« Merci Gaby ! Bonne journée ! »
Je traversais rapidement le campus, pressée de me débarrasser des valises qui étaient, somme toute, assez lourdes.

Il existait là encore quatre dortoirs différents correspondant, eux, aux quatre éléments : eau, terre, feu et air. Les élèves y étaient mélangés, sans distinctions de sexe ou de niveau d’étude.
Là encore les dortoirs étaient décorés en fonction du nom qu’ils portaient. Ainsi l’habitat « Feu » était peint dans des tons rouge, jaune et orangé, celui qui se nommait « Eau » était plongé dans des nuances de bleu et « Terre » se voyait attribuer des teintes vertes et brunes.
Je logeais dans le bâtiment « Air » : une grande bâtisse oscillant entre le bleu, le blanc, le gris et le violet. De grandes baies vitrées donnaient un air spacieux et aérien. Il n’était pas plus beau que les autres mais je l’affectionnais énormément. Je rentrais donc dans le hall et me dirigeais vers ma chambre.
En passant le pas de la porte, je poussais un soupir de soulagement : je retrouvais enfin mon petit univers quotidien, mon lot de stabilité. Je posais mes valises à côté d’un des deux lits et m’allongeais en regardant autour de moi.

Je partageais la chambre avec celle qui était devenue ma meilleure amie. Dés le premier jour, je m’étais pris de sympathie pour Melita, une jeune italienne au fort caractère. Nous étions devenue les meilleures amies du monde et notre amitié doublée de notre créativité avait rendu cette chambre très personnelle. Nous avions donc créé notre petit cocon coloré et léger mêlant les origines italiennes de Melita, mon affection pour l’Egypte, notre passion commune pour les voyages et bien sûr, pour les arts.
Je rangeais mes affaires tout en esquissant quelques pas de danse au milieu des voiles colorés qui décoraient la pièce. Quand j’eu finis, je m’assis par terre et laissait mon regard errer au hasard : le miroir égyptien que j’avais ramené l’année dernière, les deux masques vénitiens qui entretenaient un air mystérieux, le dessus de lit brodé d’étoiles qu’on m’avait offert pour mon anniversaire en première année, le panneau de liège peint aux couleurs de l’arc en ciel où étaient accrochés des dizaines de photos de l’année précédente…
Soudain deux mains se posèrent sur mes yeux et une voix éclatante de soleil et de bonne humeur s’écria :
« Mia cara !
- Mely ! »
Je me retournais et me jetais dans les bras de la grande brune aux yeux verts qui se tenait derrière moi : Melita. Nous avions passé quelques semaine ensemble mais nous avions pris des directions différentes pour la fin de vacances : elle était restée en Italie pendant que je m’envolais pour l’Egypte, rejoindre mes parents.
« Tu est… ma che bella Autumn ! Tu reviens toute bronzée !
- Il faisait plutôt chaud hein ! Et toi, toujours resplendissante.
- Ouai, on va être les plus belles demain, hauts les cœurs ! On va faire des ravages parmi les premières années !
- Pourquoi seulement les premières ?
Elle éclata de rire :
- Tu as raison, autant chercher partout afin de te trouver quelqu’un !
- Mais je n’ai besoin de personne !
- Et moi je dis qu’il faut que tu te remettes de ton idylle avec Amasis ! Il ne te méritait pas !
- Je te fais confiance…
- Et tu as intérêt ! Bon, les autres arrivent bientôt non ? On les rejoint sous le Saule ?

Le « Saule » était un grand saule pleureur au bord du lac du campus, assez éloigné pour pouvoir être un lieu tranquille et nous avions pris l’habitude de nous y regrouper. Nous étions un groupe d’amis, principalement composé de deuxième année bien que s’ajoutent de temps à autre des élèves de niveau supérieur.
Melita finis donc de ranger ses affaires tandis que je me munissais de mon appareil photo. Le campus traversé, je m’adossais contre le tronc du Saule tandis que Mely s’attelait à me conter ses aventures italiennes après mon départ pour l’Egypte. Je souriais en la voyant si vive et si enjouée. Elle parlait vite en faisant de grands gestes qui restaient pourtant gracieux, témoins de son talent en tant que danseuse. Son aptitude aux grands discours et sa théâtralité naturelle faisait d’elle une excellente élève en cours de théâtre. Sur ce point, elle était assez différente de moi, je n’étais pas aussi excessive qu’elle et était plutôt discrète. Cependant, je changeais radicalement en cours, quand j’endossais un quelconque rôle, je devenais vraiment le personnage que je devais jouer et évinçait ma personnalité au profit de la personne que je devenais.

Elle était lancée sur un long monologue concernant un bel italien qu’elle avait rencontré lors d’une soirée dansante à Rome quand deux voix retentirent :
« Les filles ! »
Nous nous retournâmes : une silhouette fluette suivie d’un corps plus grand à la figure androgyne s’avançait vers nous.
« Je suis tellement heureuse de vous revoir ! »
Un petit bout de femme frêle, aux longs cheveux noirs se jeta sur moi. C’était Mizuki, originaire du Japon, elle possédait de beaux yeux sombres en amande et un visage très fin. Je la trouvais vraiment belle.
« Moon, c’est tout nouveau ça non ? » fis-je en montrant sa tenue.
« Yeah ! Je viens juste de la terminer ! »
Je la photographiais avec un grand sourire.
Elle portait une petite jupe fendue, dans des tons rouges, et un haut à la symétrie complexe piqué d’un croissant de lune rouge au niveau du plexus. Elle avait complété la panoplie de guêtres et d’accessoires en tout genre, aux couleurs assorties. Elle créait le plus souvent ses propres vêtements et j’étais toujours folle d’admiration pour ses créations. C’était d’ailleurs à Mizuki que je devais le couvre lit étoilé de ma chambre.
« J’ai hésité longuement pour le patron de la lune, tu crois que j’aurais du m’abstenir ?
-Non, Moon, c’est très bien comme ça je te dit ! »
Nous la surnommions Moon, en référence à son prénom japonais. En effet Mizuki signifiait « Belle Lune » et nous avions instinctivement adopté l’équivalent anglais.
« Donc, moi, je n’ai rien créé alors on ne me prête pas attention, c’est ça ? »
Je me relevais prestement et enlaçais l’homme qui se tenait à ma gauche.
« Sandor ! »
Sandor était mon confident, mon conseiller depuis que je l’avais rencontré. D’origine espagnole, fils d’une famille tzigane sédentarisée en France depuis des années, il avait le charme latin de son pays. Grand, de longs cheveux bruns et de grands yeux sombres et chauds faisaient de lui, celui qui faisait tourner la tête à bon nombre d’élèves. Pas seulement de sexe féminin d’ailleurs. Son visage androgyne lui conférait une douceur troublante. Il se tourna vers Mely et Moon :
« Il ne reste plus que Nathan ? Toujours dernier !
-Je suis là ! Je suis là ! Laissez moi le temps d’arriver ! » Fit une voix masculine et essoufflée.
J’éclatais de rire en voyant Nathan courir vers nous, haletant. Il fit mine de donner une tape à Sandor puis nous embrassa.
« Je ne suis jamais le dernier ! Jamais ! Comment oses tu ? ; lança t-il d’un air faussement outré.
-Parce que c’est vrai Monsieur I’m-always-late !
-J’avoue que la ponctualité n’est pas mon fort, mais bon, je suis presque parfait non ? Si je l’étais entièrement on s’ennuierait ! » Rétorqua t-il avec un sourire digne d’une pub pour dentifrice.
D’origine Australienne, Nathan avait la carrure typique des surfeurs tels qu’on les voyait dans les films : grand, musclé, d’une peau couleur miel, avec de grandes mèches blondes qui encadrait son visage et des yeux bleus très clairs qui lui donnaient un regard enjôleur.
Je le poussais à côté de Sandor, Mely et Moon, installait mon appareil sur le pied que j’avais pris soin d’emmener et déclenchais le retardateur.
Un flash nous éclaboussa de lumière.
« La première de l’année ! »
Je souriais à chacun pendant que je continuais à les mitrailler.
« Pourquoi tu n’as pas pris « photo» comme cours ? ; me demanda pour la énième fois Nathan qui lui, avait pris cette option.
- Parce que je pouvais pas me permettre ! Sinon j’aurais aussi pris musique ! Mais je ne suis pas Wonder woman ! »
J’avais longuement hésité pour choisir les cours que j’allais suivre quatre années durant et je m’étais arrêté sur trois matières finales : dessin, danse et théâtre. Melita suivait les mêmes cours, Mizuki avait pris dessin, musique et chant. Sandor, lui, suivait des cours de musique, de danse et de chant tandis que Nathan s’était dirigé vers l’audiovisuel : photo, cinéma. Le seul cours que je partageais avec lui était le théâtre.

A nous cinq, nous formions peut être, le groupe le plus hétéroclite de l’école, tant au niveau des options que nous avions choisis, qu’au niveau de nos origines.
J’étais la seule à n’avoir pas d’origines étrangères bien que mes parents aient déménagés en Egypte l’année où j’avais intégré les Quatre Saison.
Chacun de nous apportais quelque chose aux autres : Melita sa gaieté et son dynamisme, Moon son grain de folie teinté de douceur, Sandor son calme et son bon sens et Nathan sa bonne humeur et son assurance. Moi, j’étais seulement Autumn. J’apportais sûrement une bonne dose de spontanéité et franchise doublé d’un optimiste certain et de rêves d’idéaux.
Nous formions, malgré toutes nos différences, un groupe solidaire et uni.
J’étais confiante en l’année qui commençait et était impatiente de commencer les cours.
« Demain…
-Ouai, demain, dites, je paris qu’au moins 5 personnes blagueront quand au prénom d’Autumn demain ! Qui dit plus ? Qui dit moins ?
- 6, s’écria Mizuki avec un petit rire.
-Pari tenu ! »
Je pris un air faussement offusqué puis éclatais de rire en voyant Nathan et Moon se serrer la main.
M’adossant contre l’arbre, je regardais la rive opaque du lac.
Décidément, j’étais mieux ici que n’importe où ailleurs.

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Sam 30 Aoû - 13:11

Yeah Preum's sur ta première fic' cool, J'ai enfin tout lu, la seule chose que je peux dire c'est J'ADORE, il m'est facile de m'identifier par l'un des personnage même si j'aurai tendance à m'identifier à Autumn farao je préfère Mely (ses options un peu moins Razz ). J'aime beucoup la facilité qu'on a lire ce texte, mais cela n'enlève en aucun point le charme de la fic' pour moi c'est même le contraire !!!! youhou

p.s.: en option j'aurai choisi cinéma (pas acteur mais réalisateur), photo et dessin !!!
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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Sam 30 Aoû - 23:40

Ti com tout de même, je suivrai ton écrit avec le plus grand intérêt je ne t'oublie pas je t'adore !!!


Biz à tous les autres notamment ceux qui me supportent sur n'msn Very Happy
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*Jane
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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Lun 1 Sep - 9:29

J'adore. C'est merveilleux, le texte est incroyablement fluide et tes mots sont tellement bien choisis. C'est fabuleux. J'adore. Je suis éberluée. Tant de talent c'est inhumain.

J'aime beaucoup I love you.
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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Mar 2 Sep - 4:24

Ben dis donc il donne envie de rêver ton texte, autant par l'école avec ses magnifiques batiments et dortoirs que par son cadre idyllique ou encore le groupe d'ami trés coloré et trés sympathique que tu nous dépeints. En tout cas ca m'a transporté (comme la plupart de tes écrits tu me diras) et j'ai vraiment beaucoup aimé. C'est joliment écrit et ca se lit avec plaisir.
Trés bonne introduction de l'histoire, je suis impatient de savoir ce qui va se passer par la suite. De l'amour dans l'air ? dans le groupe ? de grandes amitiés ? des espoirs ? des déceptions ? des réussites ? des coeurs qui s'emflamment et se brisent ? des aliens génétiquements modifiés et enragés qui envahissent l'école ?... mouais peut-être pas le dernier en fait Razz
Enfin voilà j'aime beaucoup et je vais te suivre avec grand plaisir.

P'tit coup de chapeau pour le logo des 4 saisons, magnifique.
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Iréelle
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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Ven 5 Sep - 19:43

Chapitre 2 :



Fond musical : Let's Dance : Miley Cyrus


« Bonjour, il est 7 heure et les cours commencent aujourd’hui ! Après quelques mois de vacances et de grasses matinées prolongées, je me doute bien que le réveil ne doit pas être des plus simple mais le savoir vous tend les bras ! Je rappelle également que les premières années doivent impérativement remplir les fiches de renseignement aujourd’hui. Bonne journée à tous ! »

J’ouvrais un œil tandis que des notes oscillant entre une pop sucrée et un rock énergique se répandaient dans la chambre. C’était la coutume : Gabriel se chargeait de réveiller les élèves en musique avec, parfois, un petit discours. C’était un réveil plutôt agréable en fait.
Je sautais du lit et me dirigeais vers la salle de bain, ébouriffant au passage Melita qui émergeait beaucoup plus difficilement que moi. Elle n’avait jamais été du matin et, la tirer du lit, était une habitude que j’avais prise si je voulais m’assurer qu’elle arriverait à l’heure en cours.
Il n’y avait personne dans la salle de bain que nous partagions avec la chambre qui jouxtait la notre. J’en profitais et esquissait quelques pas de danse, glissant sur le tapis de douche et manquant de m’étaler par terre. Honteuse, je filais sous la douche, rassurée que personne ne m’ait aperçue. J’essayais de ne pas trop m’attarder sous l’eau chaude même si j’aurais aimé en profiter plus longtemps. C’était un de mes petits moments, la chaleur de l’eau et l’opacité de la vapeur formait comme une bulle douce et protectrice. J’en ressortais toujours de bonne humeur. Je m’extirpais donc de la douche pour laisser la place aux autres quand je tombais nez à nez avec un grand brun. Manquant de faire tomber la serviette dont je m’étais drapée, je le saluais :
« Hey ! Toujours mon compagnon de salle de bain ?
- Toujours ! J’espère que tu auras finis par t’y habituer Heloua. » Me lança t-il avec un petit rire.
C’était Ilias, un quatrième année originaire d’Egypte, qui partageait la chambre de l’autre côté du mur. Heloua était le petit surnom qu’il m’avait donné d’instinct quand, le premier matin que j’avais passé à l’école, j’étais tombé sur lui, dans la salle de bain, manquant de faire une crise cardiaque. Toutes les salles de bain, des dortoirs ou des bâtiments de cours étaient mixtes et je crois que j’avais omis de le retenir. Aussi, quand j’étais tombé sur ce grand corps musclé et accessoirement, complètement nu, j’avais été disons…plutôt surprise. Je m’étais ensuite lié d’amitié avec lui, m’apercevant qu’il venait d’Egypte et lui confiant que mon père avait été muté là bas. Son surnom avait ensuite été adopté par beaucoup de mes amis qui, pour beaucoup, n’avaient pas connaissance du sens premier dont il avait été doté. En effet « Heloua » était un terme arabe pour signifier « Mignone, agréable » voir même « sexy ». Ilias me l’avait donné pour plaisanter devant ma stupeur et ma gêne de m’être montré dans ce qu’il nommait « mon plus simple appareil ». Aujourd’hui nous en rions volontiers même si sur le moment, j’avais été totalement mortifiée.

Attendant ensuite patiemment que Melita finisse de se préparer pour aller manger quelque chose à la cafèt’, j’étudiais mon emploi du temps. Il se composait d’heures de dessin pratique, théorie, d’heure de théâtre, elles aussi, pratiques ou théoriques et de plusieurs heures de danse qui était mon option dite « majeure ». Des heures étaient réservées aux répétitions pour les différents galas, représentations ou autres manifestations scolaires et plusieurs heures restaient à pourvoir si l’on voulait s’inscrire dans un quelconque club. Les week end, eux, étaient entièrement libres. Vraiment, c’était un bonheur absolu de faire partie des Quatre Saisons.

« Petit déjeuner Autumn ! Je meurs de faim »
Devant l’air excessif de Melita, j’éclatais de rire et lui emboîtais le pas.

Après un copieux petit déjeuner, toujours aussi bon en ce premier jour d’école, nous nous rendîmes au premier cours de la journée : dessin pratique.
Nous nous empressâmes de nous trouver une bonne place et un petit groupe se forma rapidement pour parler des vacances que nous avions passées.
L’arrivée du professeur marqua la fin de nos bavardages.
« Bonjour à tous ! Bien, si nous entrions dans le vif du sujet dès le début ? Nous aurons ensuite tout le temps de parler de ce que nous avons fait pendant l’été. Oui monsieur Julian, je vous avais promis de vous raconter mon escapade au Pérou, tu as raison. Mais d’abord je vais vous donner le premier sujet de cette année. »
« Je vois que votre enthousiasme atteint des sommets ! » ajouta t elle en réponse aux soupirs provenant de la vingtaine d’élève qui se tenait devant elle.
« Donc, je vous disais, le premier sujet de l’année… Le thème, pour ne pas trop vite vous traumatiser, sera celui des vacances. C’est extrêmement simple. Vous devrez nous raconter deux éléments de vos vacances tout en les reliant. La transition devra paraître naturelle. »
Je levais la main, plutôt contente du sujet.
« Autumn ?
- Non ! Pas encore ! Nous ne sommes même pas en septembre ! »
Quelques rires fusèrent. C’était stupide mais cela faisait toujours rire. Même moi je souriais aux habituelles blagues concernant mon prénom, celle-ci, entre autres. Je m’y étais attendue, on ne rentre pas aux Quatre Saisons en s’appelant Autumn, en passant inaperçue.
Mizuki fit un clin d’œil à Melita en riant.
« Les matériaux et le support…
-Tous matériaux et tous supports autorisés ! C’est très simple et très libre. Et cela comptera pour une grande partie de votre note de premier semestre : un quart ! »
Un silence s’installa pendant un instant et nous nous commençâmes tous à travailler.
J’avais vite choisis les deux éléments que j’allais rapprocher : mes vacances en Italie avec Mely et celles que j’avais passé en Egypte : rapprocher ces deux cultures allait être intéressant à travailler et je pourrais utiliser les photos que j’avais prises.

La matinée passa très vite et j’arrivais en cours avec une grande motivation. Mon cours préféré : la danse. J’avais dansé tout l’été, bien sûr, je n’aurais pas pu m’en empêcher. C’était un besoin vital, un acte quotidien qui contribuait à me tenir en vie tout comme pouvait l’être boire, manger ou bien dormir. Alors, vacances ou pas, jamais je n’avais cessé de danser !
Mais les cours étaient bien différents car ils me permettaient de progresser de me dépasser. Physiquement et moralement. C’était un des aspects que j’affectionnais dans la danse : ce dépassement de soi. J’essayais toujours de repousser mes limites, d’atteindre de nouvelles sensations : réussir un nouvel enchaînement ou parvenir à maîtriser un nouveau porté était tellement jouissif… Je comprenais tout à fait que certaines personnes aient du mal à le concevoir mais c’était ainsi : la danse était plus qu’une passion. C’était…une partie intégrante de mon être.
Après un passage express dans les vestiaires afin de finir de me changer, je rentrais dans la salle de danse. Nous étions dans le bâtiment Printemps et les murs étaient entièrement verts avec quelques touches de bleu, de rose et de jaune. De grandes glaces habillaient ces murs tandis que, sur les côtés, plusieurs barres, et bancs étaient repoussés.
Nous étions une vingtaine là encore et, bien vite, la musique se déversa dans la pièce. Je me joignais immédiatement aux autres et commençait à danser sur l’air entraînant. Une grande brune fit bientôt son apparition, un sourire aux lèvres.
« Et bien ! Je suis contente de voir que vous avez la pêche ! »
C’était Isabella, notre prof de danse. Grande, élancée, elle m’avait toujours impressionnée par sa posture fière, imposante et par la grâce qui émanait d’elle. C’était comme une aura, un halo qui l’illuminait.
Elle arrêta brusquement la musique.
« Vous aurez bien le temps de me montrez tout ça à la fin du cours. Si vous avez toujours autant de vitalité bien sûr…
- Pourquoi Isabella ? Nous dit pas que tu…
-Et si… »
Des murmures de désapprobations s’élevèrent tandis que nous nous écartions les uns des autres, ayant compris le sort qui nous attendait.
« Un peu d’enthousiasme que diable ! Quelques heures d’étirement et d’exercices ne feront de mal à personne. Quoique, en y réfléchissant bien, il se peut que vous souffriez un peu. »
Elle se mit à rire en voyant nos têtes dépitées et ralluma la musique.
« C’est le moment de voir si vous ne vous êtes pas ramollis pendant les vacances ! »
Et nous nous mîmes à faire tout une série d’exercices d’assouplissement et de remise « en forme » : pompes, abdos, étirements en tout genre, grands écarts…
Melita et moi avions prévu qu’Isabella nous ferait quelques séances de ce genre à la reprise des cours et nous avions anticipé en exécutant ces exercices plusieurs fois par semaine. Mais, de retour en Egypte, j’avoue avoir quelque peu abandonné ces automatismes. Et apparemment, j’en payais le prix. Melita aussi d’après ce que je voyais.
« Heloua, chérie, achèves moi si tu vois que je suis entrain d’agoniser, d’accord ?, supplia t elle dans un gémissement.
- Hors de question ! Je vais pas continuer à souffrir toute seule quand même ! »
En position du « y », je me laissais retomber bien vite au sol et commençais à enchaîner différents grands écarts, plus ou moins contraignants à réaliser. J’étais assez souple de nature mais, cette fois, j’avais du mal à atteindre le niveau que je m’étais fixé. Pourtant, je ne voulais pas forcer, de peur de me faire mal. Ce n’était plus simplement pénible mais presque douloureux. Je lâchais un soupir significatif qui poussa Mely à me regarder d’un air interrogatif.
« J’aurais dû continuer plus sérieusement à la maison au lieu de me prélasser en enchaînant loukoums et karkadés. » plaisantais-je.
Pourtant, j’avais tout de même travaillé ! Pour moi, être dans cet état, équivalait à n’avoir strictement rien fait pendant la durée totale des vacances. Il faut croire que j’avais sous estimé le fait d’avoir quelque peu négligé les exercices que j’avais planifiés, les dernières semaines avant la rentrée. Je changeais vivement de position, mais, au bout de quelques instants à faire « le pont », une sorte de brûlure partant des genoux me grimpa le long du dos. Malgré moi, je lâchais un petit gémissement, surprise de la vivacité de la douleur.
« Autumn, tu es sûre que ça va ?
-Tu as mal ? m’interrogea Sandor, les yeux inquiets.
- Non, non ! Juste que j’ai du mal ! Il faut croire que je suis bonne pour souffrir pendant quelques séances et, pourquoi pas, un régime.
- Un régime ? Qu’est ce qu’il ne faut pas entendre ! »
Mely leva les yeux au ciel, imitée par Sandor. Je me savais mince et je plaisantais, ils le savaient. J’avais la chance de ne pas prendre un gramme même si j’ingurgitais une quantité astronomique de calories.
« Tu sais bien que tu es super jolie Heloua… »
Je souris, je ne me plaignais pas de mon physique mais de là à dire que j’étais « super jolie »… J’étais plutôt petite, avec de longs cheveux blonds et des yeux tirant sur le gris. Mizuki, Melita et moi étions complètement différentes sur ce point. Moon était petite, très fine et avait une magnifique chevelure noire et lisse que j’enviais beaucoup, et, qui s’accordait avec ses yeux sombres. Mely, elle, plutôt grande et élancée, possédait de grands yeux d’un vert éclatant et une véritable crinière brune qui encadrait son visage de boucles folles.
Elles étaient vraiment très belles.
Perdue dans mes pensées, à mille lieues du cours de danse, je ne m’étais pas aperçue que la séance de torture avait pris fin.
« Autumn ? Et si tu commençais ? »
Je sursautais et regardais autour de moi, surprise. Tous les élèves s’étaient relevés.
« Commencer ? Euh…commencer quoi ?
- Autumn ! A danser bien sûr ! C’est la dernière fois que vous avez quartier libre avant de commencer à travailler les chorégraphies que je vous ai concoctées alors…
- Ah… Ah oui, oui, bien sûr ! »
Rouge écarlate, je me relevais prestement et attachais mes cheveux. Je me plaçais au centre, relevant mes guêtres et me mettais en position, attendant la musique.
Isabella me sourit tandis que je m’élançais.
D’abord guidée par le seul tempo, je me laissais vite emporter. Je ressentais la musique.
Piqués, déboulés, arrêts, demi-temps, déhanchés…
J’étais transportée dans un autre monde : mon monde.
Arrêt figé, relevé brusque tout en sensualité, je jouais avec le rythme et la volupté. Cette sensation était grisante et je me laissais aller.
Grand jeté…
Soudain, je trébuchais et mon jeté se transforma en un pas improvisé, un peu flou. Je souris, crispée, et invitais les autres à me rejoindre. Une fois lancés, je m’éclipsais discrètement. Ce trébuchement m’étais pas seulement dû à un trop plein d’élan mais à une pénible gêne du genou. Vraiment, il fallait que je me mette à travailler sérieusement pendant mes heures libres.
Car c’était un manque de travail. Quoi d’autre ?

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Ven 5 Sep - 19:53

Merci pour vos commentaires :

Elisabeth : Merci de me suivre depuis tout ce temps.
Pour tes conseils, tes critiques et ton soutiens.

Jeff : Muchas Gracias. D'être, encore, là. Le reste, tu le sais déjà.

*Jane : Oh, j'avais un sourire jusqu'aux oreilles. Merci beaucoup beaucoup. C'est vraiment...wouha. Je peux rien dire de très constructif.

Julien : Tes commentaires me font toujours extrémement plaisir. Et je crois bien que même négatifs ils me feraient le même effet. :p
Merci de me lire et super contente que tu apprécies.
C'est en effet un univers très colorés, très "idéaliste" en fait mais pas mal de chose vont venir briser ce petit cocon quotidien léger et doux.
Les aliens, j'y avaient pensé hein, mais je voyais mal comment les introduire, peut être pour le tome 2, qui sais ? :p
Mais c'est autobiographique à la base et je te fais une confidence : non je n'ai pas encore été attaqué par des être de l'au delà (si on excepte que ce cher Chapelier donne parfois l'impression de venir d'ailleurs...(a) ).

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Sam 6 Sep - 11:31

Preum's yeah !!!! Je t'écrirais un com's plus long plus tard car la je n'ai pas le temps de le lire Wink mais de toute façon je sais que je vais adorer !!!!

Voilà ! Voilà ! Petit commentaire sur cela !

« C’était un de mes petits moments, la chaleur de l’eau et l’opacité de la vapeur formait comme une bulle douce et protectrice. […]Soudain, je trébuchais et mon jeté se transforma en un pas improvisé, un peu flou » cela me ressemble beaucoup sauf que chez moi c’est une baignoire yess

« glissant sur le tapis de douche et manquant de m’étaler par terre […] Manquant de faire tomber la serviette dont je m’étais drapée. » Et bien la rentrée ça la loupe pas !!!

langue « Melita finisse de se préparer pour aller manger quelque chose à la cafèt’ » cela doit toujours être meilleure qu’à la cantine au lycée. pale

« nous nous rendîmes au premier cours de la journée : dessin pratique. » Yeah ce que j’adore !! tchuss

« J’essayais toujours de repousser mes limites » je crois que l’on se comprend bien après notre petite discussion dans le bus le soir.

« Et nous nous mîmes à faire tout une série d’exercices d’assouplissement et de remise « en forme » : pompes, abdos, étirements en tout genre, grands écarts… […]« Heloua, chérie, achèves moi si tu vois que je suis entrain d’agoniser, d’accord ?, supplia t elle dans un gémissement.» Burk …. non, ne parlez pas de malheur (abdos et pompes), les pauvres. Razz

« Un régime ? Qu’est ce qu’il ne faut pas entendre ! » Je trouve cela digne de moi te parlant ! lol ! lol!

efin petit ...


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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Mer 10 Sep - 21:22

Merci Smile

Petite annonce :

je posterais un chapitre tous les vendredi soirs.

il devrais y avoir 22 chapitres environ.

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Sam 13 Sep - 16:54

Bel hommage à la danse que ce chapitre deux. Je ressens vraiment ce que t'essai de nous faire passer, ce que tu ressens en dansant, je le comprend, j'ai toujours aimé voir les gens danser, se tremousser (oui surtout les filles c'est vrai^^) et tu nous le décrit de belle manière.

"Car c’était un manque de travail. Quoi d’autre ?"
Marf, peut-être quelque chose de plus grave. Ce fameux secret dont tu parles dans le résumé. On verra par la suite. Ca s'annonce difficile pour toi si c'est le cas et qu'il s'avère que tu peux plus danser Neutral Peut-être que tu continueras quand même malgré le danger silent

En tout cas bah toujours un plaisir de te lire, t'écris trés bien. Smile
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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Sam 13 Sep - 18:37

Chapitre 3 :




Fond musical : Life is short : Butterfly Boucher



« Mia Cara…
- Hum ?
- Je cherche une idée pour ton anniversaire. On s’échappe le soir et on va en boîte pour…
- Melita, pour moi ? Ou pour toi ? »
Je lui lançais le livre que je tenais entre les mains en riant. Effectivement, mon anniversaire approchait à grand pas mais l’idée d’une escapade du genre ne me tentait absolument pas. Et était interdite par le règlement. Evitant, le livre de justesse, elle se jeta sur moi pour me venger.
« Au fait Nath’, entre la blague sur la saison et sur le bâtiment, tu en as compté combien ?
- Seulement 4.
- Ah, ah ! Plus les 6 miens, ça nous en fait 10 ! Autumn, tu fais des ravages ! Et j’ai gagné ! » S’exclama Mizuki avec une mine réjouie.
Nous éclatâmes de rire devant l’air déçu de Nathan qui grommelait.
Plusieurs semaines s’étaient écoulées. Nous étions tous réunis sur le campus, allongés dans l’herbe pour profiter du soleil qui ne tarderait pas à se cacher en ce joli mois d’octobre.
Tandis que Mely échafaudais des plans de plus en plus effroyables pour mon anniversaire, Sandor me montrait les accords d’une chanson. Moon, elle, dessinait et Nathan sautillait autour de nous en brandissant son appareil photo toutes les trois secondes.
« Ne bouge pas, Moon, j’adore ton expression ! »
Un fusain à la main, Mizuki se figea, le regard posé sur la surface ridée du lac avant de reprendre.
« Vous n’avez pas cours dites ?
- Maintenant ? Quelqu’un a l’heure ? , lançais je, nonchalante.
- Bientôt 15 heures…
- 15 heures ? »
Je me relevais brusquement ainsi que Nathan et Melita. J’avais totalement oublié le cours de théâtre ! En courant, nous nous dirigeâmes vers le bâtiment Eté.
Nous entrâmes en trombe dans la salle de théâtre.
Manque de chance, l’activité habituelle qui aurait pu nous couvrir n’était pas présente. Il régnait, au contraire, un silence étonnant et tout le monde eu l’occasion de nous détailler. Tous les élèves étaient regroupés par terre, certains assis, d’autres allongés, et semblaient écouter le professeur. L’heure avait donc commencé par de la théorie au lieu de la pratique, pour notre plus grand malheur. Stoppés dans notre élan, nous ne purent que baisser les yeux en bredouillant pendant que quelques rires discrets se faisaient entendre.
« Je suis heureux que vous nous fassiez l’honneur d’assister au cours. »
Nous nous excusâmes précipitamment et je m’installais par terre, tout comme Melita et Nathan. Je jetais un rapide coup d’œil circulaire pour observer les élèves. C’était une habitude que j’avais pris, je ne pouvais m’empêcher de faire une sorte « d’état des lieux » avant de commencer à travailler. À ma gauche se trouvait un garçon que je n’avais encore jamais aperçu. C’était étrange ! Pourtant, je connaissais tous le monde depuis l’année dernière. Était-il un élève d’un autre niveau ? Je l’observais pour tenter de me rappeler si je l’avais déjà croisé. Il tourna la tête, souriant. Je rougis et reportait ma vue sur les différentes malles débordants de masques et d’accessoires en tous genres. La salle de théâtre était très chaleureuse et Michel, le professeur, savait nous mettre à l’aise. Il essayait de faire preuve d’autorité mais il était vraiment compréhensif et accessible. La seule chose qu’il ne supportait pas était le retard. Et nous étions en retard.
Installé avec ses élèves, à terre sur des poufs aux couleurs acidulées, Michel nous parlait du « rôle des masque dans la Comedia Dell’ Arte ». Le cours était très vivant, comme d’habitude, il faisait de grands gestes, modifiait le ton de sa voix. Chaque cours paraissait être une mise en scène, une pièce de théâtre où chacun d’entre nous avait un rôle à jouer. C’est pour cela que j’appréciais cette matière. Consciencieusement, je notais tout dans un carnet quand je sursautais.
« Mais en fait, on s’en fiche, hein ! »
Je haussais les sourcils, la surprise m’avait fait faire un grand trait de stylo sur la moitié de la page, j’avais tout à recopier.
Qu’importe, je reportais mon attention sur Michel qui s’était mis à gesticuler dans tous les sens.
« Non pas que ce sujet soit inintéressant, bien au contraire. Mais nous n’en aurons pas besoin pour ce dont nous allons maintenant parler. Une idée ?
- La représentation des secondes et première année du premier semestre ?
Michel pris un air dépité.
- Merci d’anéantir toute la théâtralité et l’exclusivité de mon annonce…
Des rires s’élevèrent
- Plus sérieusement. Les auditions auront lieues bientôt. Les dates, les horaires et les salles seront affichées dans le hall d’Eté dans très peu de temps. Je compte sur vous, vous devez tous tenter votre chance ! »
La sonnerie retentit, coupant le professeur dans son élan d’enthousiasme.
« Et la pièce ? Qu’on puisse savoir quoi répéter !
-Ah oui, bien sûr ! Cette année nous nous détacheront des classiques et nous nous concentreront sur des pièces plus contemporaines. Une autre nouveauté, cette année nous jouerons non pas une pièce unique mais nous mettrons en scène plusieurs petites scènes.
- A portée philosophique ?
- Exact Alejandro, bien deviné. Plusieurs thèmes universels seront traités : l’amour, la mort, la jalousie, l’amitié, la haine, l’orgueil, le désir… Les scènes allieront plusieurs thèmes.
C’est très intéressant je vous assure. »
Sur ces dernières explications, nous nous dirigeâmes vers la sortie.
Curieuse, j’apostrophais celui qui m’intriguait.
« Euh…Alejandro c’est ça ?
Il se retourna. Grand, mince, de grands yeux clairs, il avait une silhouette athlétique, la silhouette d’un…d’un danseur.
- Oui, c’est ça…Hum…Autumn, je me trompe ?
- Non, non, mais comment…
- Tu ne passes pas inaperçue. Plaisanta t-il.
- Ah … Tu…enfin tu viens d’arriver ou… Parce qu’il ne me semble pas t’avoir déjà croisé.
- Je viens d’être transféré en seconde année.
- Je me disais bien… Quelles options ?
- Théâtre comme tu l’as remarqué, danse et chant.
Je ne m’étais donc pas trompé, il était bel et bien danseur.
- Nous avons donc deux cours en commun !
- Super, nous nous reverrons alors… Je file, j’ai encore des fiches de renseignements à remplir. » Termina t-il avec un sourire.
Je le regardais s’éloigner, la démarche un peu féline, légère, celle de quelqu’un qui dansait. Il me tardait de le voir danser, c’était toujours, pour moi, une façon de découvrir l’autre sous un aspect différent. Sous un angle un peu plus vrai. Danser permettait de révéler d’autres facettes de notre personnalité. Danser révèle qui l’on est vraiment.
Il me rappelait un peu Sandor.
Peut être par sa peau caramel et ses grands yeux…
Oui, il avait de très beaux yeux. Clairs, mélange de bleu, d’émeraude et d’or, son regard était doux et assez intense… Et cette façon de parler…un peu…hispanique ? Alejandro….ce n’était pas totalement français n’est ce pas ? Lui aussi devait avoir une quelconque origine étrangère. Je soupirais. Je finirais pas être complexée d’être Autumn, la petite française toute simple.
« Et bien…quelle attraction…
Je me retournais. Melita, les bras croisés, la tête penchée et le regard malicieux se tenait derrière moi.
- Que…Quoi ?
Je rougissais violement en essayant de ne rien faire paraître.
- Tu as vu comment tu le regardes ?
- Oh là… Je te vois venir…Je ne…
- Autumn ! N’essaie pas de nier. Moi je dis qu’il y a anguille sous roche.
Je levais les yeux au ciel en haussant les épaules.
- Je viens juste d’apprendre son prénom Mely.
- Et alors ? Ca ne saurait tarder !
- De quoi ?
- Qu’il y ait anguille sous roche.
- Tu es impossible.
Elle me regarda fixement. Inquisitrice.
- Okay, j’abdique. J’avoue qu’il a du charme.
- Ah ! Et en plus c’est tout à fait ton type !
- Oui, bon, on va pas épiloguer là-dessus.
Elle essayait de réprimer un sourire victorieux.
- Tu sais quoi ?
- Dis toujours.
- Tentes les premiers rôles. Pour la représentation.
- Pourquoi les grands rôles ?
- Pour l’impressionner pardi ! Autumn, il faut qu’il te remarque et cette représentation en est l’occasion. Et puis, s’il suit aussi ce cours, il se présentera sûrement aux auditions lui aussi.
Il te plaît…
- Minute Mely, je n’ai jamais dit…
- Oublis Amasis bon sang !
- Qui a dit que je pensais à Amasis ?
Elle prit l’expression qu’elle prenait toujours quand elle était persuadée d’avoir raison. Elle savait que je céderais et elle en profitait. Après quelques instants de face à face silencieux, je finis par m’avouer vaincue.
« Okay, Mely, Okay. Je me présenterais aux primaires. »
Elle sourit. Victorieuse. Elle avait gagné. Comme toujours. Mais, maintenant, je devais répéter. Parce que je ne voulais pas échouer. Je voulais réussir. Pour moi et puis, peut être un peu pour lui montrer de quoi j’étais capable.
Un peu pour lui…

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Sam 13 Sep - 20:48

Et voilà l'apparition du beau brun latin Surprised Il fallait bien qu'un bel inconnu enflamme le coeur de notre Autumn à un moment ou a un autre. Pressé de voir comment ca va évoluer, si la danse va jouer un grand role, un tit remake de dirty dancing Razz
Est-ce qu'on aura des précisions sur l'histoire avec Amasis ? Ou même peut-être une apparition du personnage. Parce que ca a l'air trés important tout de même et vu que t'hésites pas à en parler.
Melita est vraiment chiante, faudra que tu lui clou le bec à un moment ou un autre, fait pas se laisser faire comme ça bandeau
Les auditions pour le spectacle peuvent s'avérer intéressantes, et je sens bien un p'tit drame arriver... ou non c'est peut-être un peu tôt en fait.
Vala, j'ai aussi bien aimé la musique de fond elle colle plutôt bien, j'avais pas trop accroché aux deux premières, là c'est mieux.
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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Sam 13 Sep - 22:35

Merci pour ce petit commentaire. Very Happy
Pour les fonds musicaux :
- celui du chapitre 1 était un clin au titre bien sûr.
- ceux qui viendrons seront plus soigneusement choisis.

Petite précision :
- oui l'histoire se déroule, et se déroulera, assez vite, malgré les nombreux chapitres, tout se déroule très vite d'où les nombreuses éllipses dont la première du chapitre 2 au chapitre 3.

Je transpose assez souvent ce qui m'arrive, ce que je pense et ce que je ressens sur l'écriture de cette fiction : Amasis est un personnage ayant été créé à une certaine période, j'ai une idée assez floue du perso en lui même mais vous aurez des précisions à un moment donné.

Melita ? chiante ? meuh nan, juste un peu envahissante. :p

Quand à Alejandro et à l'allusion au charme latin, j'avoue avoir quelques faiblesses. Désolée pour le stéréotype. :p

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Mar 16 Sep - 22:35

Bon voilà enfin j'ai tout lu cheers !!!! Bon je trouve un peu dommage que les chapitres n'ont aucun titre (en tout je l'ai pas vu) car cela renseigne sur le chapitre et donc ça donne envie de lire !!!! Wink

« Je cherche une idée pour ton anniversaire. On s’échappe le soir et on va en boîte pour… » Ahh ouais moi j’aime bien l’idée

« Evitant, le livre de justesse, elle se jeta sur moi pour me venger. » J’aurai eu la même réaction impulsive des fois !!!

« Comedia Dell’ Arte » ça me fait penser à The Prince XD

« Alejandro…. [...] Melita, les bras croisés, la tête penchée et le regard malicieux se tenait derrière moi.
- Que…Quoi ? » Non, ça me fait trop penser à nous arrête là.

« Tu as vu comment tu le regardes ? » Nan, mais oh, le matage est nocif !!! Je le ressens intensément quand tu es en « kiff » sur un mec et vice versa on est en étrange communication on fait de la télépathie, et à ce moment présent je sens que tu t'énerve après ce Cher Monsieur "Orange forfait spéciale "sans amis" " ça t'a fait trop rire en faite sauf quand tu t'es rendue compte de l'auteur !!!!
lol! Alors que tu attendais quand même autres choses nan ??? Rolling Eyes

Comme promis, lu, signé et approuvé Very Happy
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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Sam 20 Sep - 23:28

Chapitre 4 :



Fond Musical (1) : Jack's Mannequin : The So Unknown
Fond Musical (2) : Snow Patrol - Tiny Little Facture
(Provisoires)
(Je vous fais, peut être, découvrir deux groupes que j'aime énormément...)



(1)

Plusieurs jours s’étaient écoulés. Melita avait décidé de passer les auditions ainsi que Nathan. Nous avions donc travaillé ensemble pendant nos heures de liberté. Le principe des auditions avait subi des changements. Les participants devaient former des petits groupes de deux à trois personnes et présenter au jury une sorte de petite scène abordant plusieurs des thèmes proposés. Les candidats seraient, par la suite, choisis ou non pour jouer une scène lors de la représentation. Nous nous étions naturellement réunis et nous avions écrits ensemble le projet que nous allions présenter. Seulement, aucun de nous trois ne voulait aborder les mêmes thèmes et notre scène était donc très hétéroclite et, par conséquent, assez original. Amour, Haine, Mensonge, Manipulation, Orgueil, Tristesse, tous les thèmes pouvaient être perçus. Nous avions ensuite travaillé notre interprétation pendant de longues séances.

Aujourd’hui était le grand jour. Nous allions présenter notre projet devant le jury dans moins de quelques heures.
« Autumn, il est là…
- Hum…qui ?
- Alejandro. »
Je soupirais pendant que Melita éclatait de rire. Pourtant, je ne pus m’empêcher de tourner la tête. Effectivement, il était là, en costume, entrain de discuter avec ce qui devait être son groupe.
« Mely, enfiles ton costume au lieu de délirer. »
Je l’aidais à s’habiller puis elle fit de même. Nous portions les mêmes costumes, seule la couleur différait. Elle était vêtue de noir tandis que mon costume était entièrement blanc. Elle était le « mal », la « tentation », la « corruption » et j’étais le « bien », la « raison ». Pourtant, il fallait croire que le bien aussi était « tentant » et provocateur. Il faut dire que nos tenues étaient assez dénudées, ce qui prouvait que j’arrivais plutôt facilement à entrer dans la peau de mon personnage. Jamais je n’aurais osé porter ça en dehors du contexte.
« Vous êtes sublimes les filles ! »
Nathan avait surgit et commençait à gesticuler en tous sens.
« Nath’ ! On se calme…
- Oui, mais c’est à nous là, Mely.
- Maintenant ? , Je glapis d’un air paniqué.
- Now ! »
Il nous pris par la main en riant.
« Tout va bien se passer, t’inquiètes pas voyons. »


Effectivement, tout s’était bien passé. Le jury avait eu l’air d’apprécier et nous avait félicités pour notre originalité et pour la justesse de notre interprétation. C’est donc un sourire béat aux lèvres que j’avais quitté la scène.
Une fois dans les vestiaires, nous laissâmes éclater notre satisfaction en commentant les moindres moments de notre scène, les moindres gestes et paroles des juges.
« Oh, Autumn, ils t’ont tous regardés bouche bée quand tu devais charmer Nath’ !
- Non…
- Si ! Je te jure, quand tu t’es assise sur ses genoux là…Michel avait un sourire grand comme ça ! »
Elle imita le professeur tandis que je finissais de me rhabiller.


Quelques instants plus tard, toute la bande était réunie dans la cafèt’ du bâtiment « Automne ».
Je discutais avec Sandor qui tentait de m’expliquer une astuce vis-à-vis des arpèges quand Moon s’exclama :
« Et dites, les acteurs, je pourrais confectionner vos costumes hein ?
- Bien sûr Moon, mais tu es sûre que tu auras le temps ?
- Je le trouverais. Quand seront affichés les résultats ?
- Dans quelques semaines, les auditions se finissent bientôt.
-Nath’, une idée pour le thème dont tu seras chargé ?
-Hum…la douleur peut être. J’ai assez bien joué mon rôle tout à l’heure non ? Oui, peut être la douleur, la mort… Et toi ?
- La jalousie ! J’en suis persuadée ! s’écria Melita avant de se tourner vers moi.
- Hum, l’amour peut être, ou la jalousie. Les deus seront peut être mêlés dans une scène qui sait… »
Tout ce que j’espérais c’était être prise, je ne voulais pas échouer. Mais j’étais plutôt contente de moi alors j’étais pratiquement sûre d’obtenir un rôle. Et pourquoi pas un rôle primaire ? Je pensais avoir mes chances. Malgré moi, mes pensées dérivèrent vers Alejandro. Et lui, avait il réussi ? J’avais réussi à lui parler quelques minutes, en attendant Nathan avant de rejoindre toute l’équipe pour boire quelque chose. Il était vraiment très gentil, il m’avait avoué être, effectivement, d’origine hispanique étant donné que ses grands parents venaient du Mexique Nous avions parlé de l’école, de lui, de moi…
Soudain Melita repoussa sa chaise et se dirigea vers le fond de la cafèt’. Les autres ne firent pas attention à son départ mais je la suivis des yeux. Je l’aperçu se diriger vers Ilias, échanger quelques mots puis ce dernier hocha la tête. Mely parla ensuite avec l’élève qui travaillait à la cafèt’ et à Gaby qui se tenait non loin de là. Elle revient ensuite avec nous, l’air de rien.
« Où tu étais ?, lui demandais je.
-Oh, nulle part. J’vais un truc à demander à Ilias et puis je me suis arrêtée pour discuter. »
Sur ces vagues explications, elle retourna son attention sur la discussion et je fis de même.

[...] (2) [...]


Ce fut une de mes chansons préférées qui me sortit de mon lit. Je souris et me retournais. J’ouvris les yeux et mon regard se posa sur une Melita joyeuse qui était assise au pied du lit.
« Joyeux Anniversaire Amore ! »
Je la remerciais et la serrais dans mes bras. Ce 12 octobre commençait bien, très bien…
Je me levais vite et exécutais au passage quelques pas de danse avec ma meilleure amie.
« Bonjour, nous somme le 12 octobre et c’est une belle journée d’Automne. Une petite pensée pour celle qui se reconnaîtra sûrement. »
J’avais un sourire jusqu’aux oreilles, Gabriel était un ange, c’était le cas de le dire. J’avais vraiment de la chance d’être entourée par des personnes comme cela.

La journée fut agréable, ponctuée de quelques « Joyeux Anniversaire » somme toute assez rares. J’étais plutôt étonnée : l’année dernière, cette journée n’avait été qu’un concert de « Bon Anniversaire » à toutes les sauces. Mais j’étais heureuse. Heureuse d’avoir des amis de la sorte, heureuse de passer une seconde année aux Quatre Saisons…
Mes parents m’appelèrent D’Egypte pendant un long moment me racontant les dernières nouvelles et me promettant de venir me voir pendant le semestre. Je raccrochais très contente. Il était plutôt rare qu’ils ne m’appellent étant donné la distance qui nous séparait et nous nous contentions d’e-mail et de conversations via internet.


La journée se termina donc très agréablement et j’étais dans ma chambre, seule, quand Ilias passa la tête par l’entrebâillement de la porte.
« Heloua ? Gaby m’a chargé de te dire qu’un paquet t’attendais au bureau « Hiver ». Il devait partir donc il te l’a laissé juste à la porte. »
Je le remerciais, me changeais et filais en « Hiver » pour voir de quoi il s’agissait.
Effectivement, une enveloppe et un petit colis attendaient sur le pas de la porte. En les saisissants, je m’aperçus de l’inscription sur le dessus : ils avaient été envoyés d’Egypte. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine, je ne m’y attendais absolument pas.
J’ouvris d’abord la lettre, elle venait bien de mes parents qui me souhaitaient un « très bon anniversaire » et qui me répétaient qu’ils « m’aimaient » et que « je leur manquais ». Une fois lue, je reposais la lettre et me chargeais d’ouvrir le paquet. Lentement, je glissais mes doigts sous une sorte de chaine et portait le bijou à hauteur de mes yeux. La chaîne dorée soutenait un pendentif qui brillait dans la lumière. Je reconnus immédiatement le symbole égyptien. Le pendentif était une reproduction miniature de la croix ansée, l’ânkh, le symbole de Vie Eternelle. C’était l’objet le plus sacrée de l’ancienne Egypte. Le bijou était finement travaillé et une pierre rouge brillait en son centre. Un petit mot accompagnait le cadeau.


« Autumn, ton affection pour l’Egypte est telle qu’il nous a paru évident de t’envoyer ce bijou. Comme tu le sais certainement, le pendentif est une représentation de l’ânkh. Il a pour propriété de protéger celui qui le porte des dangers, de lui apporter la sagesse et l’intuition. C’est un protecteur d’âme qui est chargé de donner courage dans les mots d’abattement. Il te protégera Autumn. Nous t’aimons. Tes parents. »

Je refermais l’attache de la chaîne et laissais glisser la croix sur ma poitrine. Je frissonnais au contact du métal froid sur ma peau chaude. Une pleine satisfaction m’emplissait. Cette journée finissait parfaitement.
Je remontais donc le campus vers le dortoir « Air » le sourire aux lèvres. Le vent s’était levé et soulevais ma jupe. Arrivée au bâtiment, j’étais frigorifiée et perdue dans mes pensées. Je rentrais dans le hall sombre quand brusquement la lumière jaillit. La musique éclata ainsi qu’un sonore « Joyeux Anniversaire Autumn ! ». Je sursautais et fit un bond en arrière. Ils étaient tous là : Melita, Sandor, Nathan, Mizuki, Ilias, tous les élèves de secondes années et d’autres plus âgés. Et même Alejandro qui me souriait franchement. Emue, les larmes aux yeux, je bredouillais quelques remerciements. On me prit par la main et la fête commença…
Plus tard, j’appris que Mely avait tout organisé, ce qui expliquait son absence à la cafétéria. Tout fut parfait, l’ambiance était extra, la musique résonnait, tout le monde s’amusait…Vraiment tout était parfait.
J’étais occupée à déballer quelques cadeaux quand Moon me sauta dessus en me tendant un paquet aux couleurs vives. Je l’ouvris pour découvrir une superbe tenue.
« Moon ! C’est trop trop beau !
- Elle te plaît ? Je l’ai faite cet été. J’ai juste rajoutés les perles et les petits grelots ce week end. C’est pour danser hein… mais bon, tu peux la mettre en dehors.
-Merci, merci, merci…
- Tu dois la mettre Autumn ! »
Sans me demander mon avis, Moon me poussa dans la pièce attenante et c’est comme cela que je fus réduite à apparaître dans la tenue qu’elle m’avait confectionnée. Des sifflements accueillirent mon apparition et je me retrouvais seule au milieu de la pièce. Nathan pris la parole.
« Autumn, j’espère que tu apprécie la petite surprise que nous t’avons préparé. Donc tu es obligée de nous remercier. Oui, oui, nous remercier ! D’accord, tu n’es pas sensée nous remercier mais tu pourrais nous accorder une faveur non ? »
Un sourire en coin, je haussais un sourcil interrogateur. Avec Nathan, tout était possible.
« Bon, suffit de tourner autour du pot, l’interrompis Ilias, ce que nous demandons Autumn, toi qui est une danseuse, c’est…et bien de danser ! »
Une ovation accueillis sa déclaration et mes amis commencèrent à scander mon nom. Un peu gênée, je rougissais mais je m’installais tandis que la musique montait.
Je fermais les yeux, m’imprégnant du rythme. Je saisis quelques notes au vol et m’élançais.
Sous les regards de toute ma pièce, je virevoltais, ondulait. En un mot, je dansais !
Pas chassés, déboulés, jetés, déhanchés, j’enchaînais les pas en suivant la musique. Emportée par la mélodie, j’avais l’impression de…de respirer un parfum enivrant.
Je me sentais exister.
Brusquement, une sensation de brûlure m’envahit.
Je chutais violement.
La musique fut baissée tandis que Sandor accourait suivis de nombreux autres amis.
« Autumn ? Autumn, qu’est ce qu’il s’est passé ? Tu vas bien ? »
M’appuyant contre mon meilleur ami qui, les yeux pleins d’inquiétude, m’observait, je me relevais.
« Non, non, ne vous inquiétez pas. Ce n’est absolument rien. Je suis juste complètement crevée. Je n’ai presque pas dormis à cause des répèt’ pour les auditions alors…
- Tu es sûre ?
- Oui ! Oui, vraiment, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Je vais juste devoir me coucher plus tôt pendant quelques temps pour rattraper le sommeil que j’ai en retard ! Je vais bien. »
Une fois rassurés, tous se remirent à danser. La fête pouvait reprendre.
Je boitillais jusqu’à une chaise dans laquelle je m’écroulais.
Mon genou était chaud et un peu gonflé. Des fourmillements me traversaient l’articulation comme des centaines de petites lances acérées.
Je n’avais vraiment pas de chance, je n’aurais pas dû danser à froid, il aurait fallu que je m’échauffe avant. Quelle idiote je faisais ?
Je posais ma main sur mon genou et souriais aux autres.
Oui, seulement un manque de chance…

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Dim 28 Sep - 16:19


Un chapitre trés sympathique Smile je trouve ta façon de voir les choses, de les décrire et même de te voir toi assez... innoncente je dirais, presque naïve. C'est pas du tout une critique, je pense que ca te correspond plutôt bien et ca apporte beaucoup de charme à ton univers.

Je viens tout juste de faire le rapprochement entre Alejandro et une certaine personne qu'on connait, j'ai mis du temps lol Faut dire je l'appelle pas souvent comme ça.

Sinon bah j'aime toujours autant l'ambiance, l'atmosphère de cette école, les personnages qui ne cessent de bouger. La fête surprise d'anniversaire on l'a vu venir 3 ans avant autumn lol quand je dis innocente et naïve xD

Ma théorie commence à se confirmer, depuis le départ je pense que le fameux secret serait une blessure qui t'empecherait de continuer à danser mais que tu le cacherais à tout le monde justement pour continuer à faire ce que t'aime.

Pour ce qui est de la musique la première vidéo n'est plus disponible sur Youtube et j'ai vraiment bien aimé celle de snow patrol, ca passe bien avec ce chapitre.

Alors rassures toi t'as au moins un fan fidèle sur ce forum bounce
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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Dim 28 Sep - 18:20

Merci de me lire. Very Happy

Pour répondre un peu à ce que tu dis :

"je trouve ta façon de voir les choses, de les décrire et même de te voir toi assez... innoncente je dirais, presque naïve."
=> Autumn n'est pas moi. Elle me ressemble sur bcp de points d'accord, son histoire sera légèrement tangente à la mienne mais elle a aussi des différences : d'abord ce carcatère un peu trop gentillet à mon goût même si je travaille à la faire évoluer par la suite.

"Je viens tout juste de faire le rapprochement entre Alejandro et une certaine personne qu'on connait, j'ai mis du temps lol Faut dire je l'appelle pas souvent comme ça. "
=> Raisonnement par syllogisme ? :p
Je suis Autumn, je...
:$
De là à ce que je transpose ma vie sur celle d'Autumn il y a un pas.
Je dirais plutôt que certains clins d'oeil à des personnes réelles sont dissimulées ci et là.
Dont un premier à Jeff dans le premier chapitre...(a)
Petite explication quand au choix du prénom ? Juste un de mes prénoms préférés hein...
*s'empêtre dans des justifications inutiles*

Juste : n'essayez pas de voir des connexions avec la réalités partout parce que ça porterais bien à confusion.

"La fête surprise d'anniversaire on l'a vu venir 3 ans avant autumn lol quand je dis innocente et naïve xD"
=> Oui,oui, c'est un des défauts (?) de cette fiction.
Je la raconte du point de vue d'Autumn mais j'essaie de donenr au lecteur un regard un peu plus extérieur, un peu plus omniscient. Vous verrez donc que tout au long de la fiction, vous devinerez des choses bien avant Autumn.
Je me concentre sur ses réactions, ses façons d'agir, de penser, de réagir...

Prochain chapitre ce soir : vous me pardonnerez je n'avais plus de n'oeils alors impossible de poster avant.

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Lun 29 Sep - 23:27

Chapitre 5 :




Fond musical : A venir


Les jours s’étaient enchaînés. Avec plus ou moins de routine. Mais, après tout, j’aimais ce quotidien. Il m’apportait une certaine stabilité, un équilibre qui me réconfortait. J’avais connu des périodes où je m’étais sentie seule, sans repères et mon arrivée aux Quatre Saisons avait été une véritable bouffée d’oxygène. J’avais trouvé une sécurité, un réconfort que je n’avais jamais vraiment connu. Pourtant je n’avais manqué de rien, j’avais eu des parents aimants, mais, malgré moi je n’avais jamais vraiment trouvé ma place.
Les cours s’écoulaient paisiblement. Du moins, ceux de théâtre et de dessin. La danse était une tout autre histoire…

Après ma chute lors de la soirée d’anniversaire, je m’étais mis sérieusement au travail. J’avais occupé chacune de mes heures de libre à travailler. Je me rendais dans une salle de danse, à l’abri des regards et je m’entraînais. Pendant des heures durant, j’effectuais des exercices d’assouplissements ou des étirements. J’avais repris toutes les bases et essayais d’exécuter tous les pas à la perfection. Pourtant, malgré ce travail intensif, rien n’y faisait et la douleur était encore là. Elle apparaissait de moins en moins brusquement. J’avais l’impression qu’elle était tapie, au fond de moi et qu’elle surgissait au moindre effort. Mais, persévérante, je continuais. Après tout, ce n’était pas ça qui allait m’arrêter. Il m’en fallait bien plus.

Ce soir encore, j’étais dans cette salle, au premier étage, les mains posées sur la barre de bois au milieu de la pièce. J’enchaînais les positions, pliés, dégagés… Lentement, je m’appliquais, aucun geste n’est anodin. Aucun mouvement n’est inutile. C’est le travail qui permet de tenter d’accéder à la perfection. Le dos droit, je descendis, les genoux bien pliés, les pieds ancrés au sol, profond… La douleur commença à se faire sentir. De plus en plus fort. Mais supportable. Je me redressais, je remontais. Un coup d’œil aux grandes glaces qui habillaient le mur qui me faisait face. Je m’aperçu, silhouette frêle et pâle dans une tenue trop légère pour pouvoir me réchauffer. Pourtant, j’étouffais dans l’atmosphère qui me paraissait brûlante. Le pendentif doré dans l’échancrure de mon cache cœur brillait comme une goutte de soleil. Je me regardais un instant, observant mes yeux gris dans lesquels je pouvais lire l’éclat de la motivation. Je fis quelques pas vers la chaîne stéréo, insérais un cd et pressais le bouton. Musique.
D’abord les bras, dos tourné, qui ondulent, qui se croisent, s’entremêlent. Volte face. Piqués sur une petite longueur… j’étais lancée. J’enchaînais, je m’amusais, j’inventais.
Je me laissais tomber à terre, mouvements de bassin, mes cheveux retombèrent en cascade pendant que je me retournais en arrière. Mes jambes passèrent par-dessus ma tête, je vais toucher le sol…
Je lâchais un cri. Encore cette douleur tenace.
Je me relevais doucement. Un dernier coup d’œil dans la glace, lèvres serrées, sourcils froncés.
Mais je continuais…

Il était tard quand je me décidais à arrêter et à retourner au dortoir. Je n’avais aucune idée précise de l’heure mais la nuit était déjà tombé et de la buée s’était formé sur la vitre des fenêtres. Je m’approchais et regardais le campus. Désert.
Je m’attardais un instant dans la contemplation du néant et rassemblait mes affaires. Mon reflet m’interpella : j’étais pâle et trempée de sueur. Décoiffée, quelques peu déshabillée, des perles de sueur ornaient mon décolleté. J’avais dû travailler plus que je ne le pensais. Enfilant un pull over, j’éteignais la lumière et fermais la porte derrière moi.
Arrivé dehors, le froid m’agrippa violement. Le vent glacial me saisit à la gorge. Je frissonnais.
Sur la pointe des pieds, je courais à travers le campus plongé dans l’obscurité afin de rejoindre mon lit.
J’entrais dans la chambre en prenant garde de ne faire aucun bruit pour ne pas réveiller Melita qui dormais.
Ce fut peine perdue, même avec la meilleure volonté du monde, celle-ci se redressa et me lança un regard sombre.
« T’étais où ?
- Je travaillais.
- Mais t’es complètement cinglée ma parole ! T’as vu l’heure qu’il est ?
- Non.
- Presque 1heure du matin Autumn ! Tu y es depuis qu’il est 19 heures !
- Et alors ? C’est mon droit de travailler non ?
- Tu as vu dans l’état que tu es ?
- Ca me regarde. C’est pas la première fois que je bosse un peu non ? Je suis grande.
- Comme tu veux. Je m’inquiète juste pour toi, tu sais.
- Merci Mely, mais je t’assure, y’a pas de quoi. »
Je lui souriais, rassurée qu’elle abandonne la partie.

Sans bruit, je filais dans la salle de bain pour prendre une douche.
La cascade d’eau chaude brûlait ma douleur, anesthésiait mes questions, mes doutes. J’étais bien. Je fermais les yeux, m’appuyant contre la vitre de plexiglas. Ma peau contre cette paroi de plastique embuée, je me laissais porter par la mélodie grisante du flot qui coulait sur mes membres. Petit à petit, je me laissais bercer… Soudain, je sursautais, je m’étais assoupie quelques minutes. Je sortais de la douche, enfilais un boxer et un vieux t-shirt et me jetais sous les draps.

Pendant quelques instants je laissais mon regard se promener sur la pièce. Mon sujet de dessin, posé contre un mur, était finis : Plusieurs photos de Melita et Moi en Italie côtoyaient des esquisses et des croquis d’architecture ou de détails typiquement italiens, et sans brusque transition, le paysage changeait, devenait plus oriental : l’Egypte. Dans cette partie, on pouvait apercevoir quelques clichés de familles ou bien de mes amis et quelques paysages peints ou des croquis au fusain. Quelques phrases et citations complétaient le tout. J’étais satisfaite.
Je finis de jeter un coup d’œil vers Mely qui dormait à poings fermés.
Enfin, je regardais le réveil posé dans un coin. Les aiguilles phosphorescentes sautillaient inexorablement d’une seconde à l’autre. Il était deux heures du matin.
Je m’endormis bien vite.

Je me réveillais en sursaut : trois heures et demies.
Mes genoux me brûlaient atrocement. En sueur, je me tournais et me retournais, m’empêtrant dans les draps et manquant de tomber du lit.
Je me levais, titubant, mes jambes peinant à me porter.
Je me dirigeais vers le placard au fond de la chambre qui me servait à ranger mes affaires.
J’ouvris un tiroir et en tirait plusieurs boîtes de couleurs différentes.
A bout de souffle, j’en choisissais deux au hasard le plus complet.
Des antalgiques sous forme de cachets bleus et des anti-inflammatoires en gélules orangeâtres.
J’avalais le tout sans même un verre d’eau et retournais me coucher.
Après quelques instants de combat qui me parurent être une éternité, la douleur s’estompa.
Je relâchais mon souffle, commençant à respirer avec plus de facilité.
Bien sûr, j’avais beaucoup trop forcé. Melita avait raison mais je ne voulais pas l’avouer. Surtout pas à moi-même.
Epuisée, je sombrais dans un sommeil sans rêves.

Le lendemain matin fut assez difficile, j’étais courbaturée et très fatiguée.
Pourtant, je savais que je devais faire bonne figure devant les autres. En particulier devant Melita qui se ferait un plaisir de me faire savoir qu’elle avait raison.
Aussi, quand mon amie se rendit dans la salle de bain, je me dirigeais vers le même placard que la nuit précédente.
J’ouvris le tiroir en veillant à ce que Melita soit bien sous la douche.
Précipitamment, j’attrapais des anti-inflammatoire qu’il me restait de l’année dernière. En effet, j’avais subie une intervention mineure pour une petite malformation des rotules. Rien de très grave, je n’avais pas été arrêtée longtemps.
Sans prendre le temps de regarder les doses limites, j’avalais deux gélules et fourrais la boîte dans mon sac de cours. Il serait toujours temps d’en reprendre dans la journée, cela m’aiderait à tenir le coup.
Je savais que Melita n’approuvait pas l’auto médication et, même si je n’avais pas de secret pour elle, je préférais ne rien lui dire. Cela finirait par passer un jour.
Je serais le pendentif dans ma paume. « Il te protégera Autumn… ».
Je levais les yeux au ciel. Il fallait qu’il me protège.

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Dim 12 Oct - 22:31

Chapitre 6 :


Les gélules devinrent mon oxygène durant de nombreux jours. Elles m’aidaient à supporter la douleur et j’arrivais à danser normalement. J’avais même eu, à plusieurs reprises, des félicitations nourries de la part de mon professeur. Je retrouvais un semblant de confiance. J’avais été habituée à être l’une des meilleures. Je me savais plutôt douée en ce qui concernait cette matière et je ne supportais pas de me voir régresser et peiner à atteindre le niveau exigé. Aussi, la douleur atténuée, retrouver mes capacités me rassurait.

Pourtant, je m’aperçus que, chaque jour qui passait, j’augmentais les doses.
J’étais partie de deux à trois gélules par jour et j’été arrivée à sept voir huit gélules. Je savais que j’avais largement dépassée les doses maximales mais je n’avais aucune autre solution !
Melita aurait dit que j’avais perdu le contrôle mais il n’en était rien. Je savais ce que je faisais. Et puis, ce n’était que quelques anti-inflammatoires, rien d’autre…

« Bien ! Avant de commencer à travailler, j’ai à vous parler de quelque chose d’important. »
C’était Isabella, l’air très sérieuse. Melita, la tête posée sur mes jambes, me fit un clin d’œil. Nous nous doutions bien de ce qu’allait nous annoncer notre professeur. Il devait s’agir du gala de danse annuel. Chaque année, chaque niveau préparait un gala qui était présenté dans l’enceinte de l’école juste avant les vacances d’été. Ce gala servait en outre, d’examen de fin d’année pour les dernières années. Il permettait aussi à quelques élèves de se faire remarquer, lesquels se voyaient donc, parfois, proposer d’intégrer une compagnie de danse.
« Comme vous le savez, nous allons devoir commencer à préparer le gala de fin d’année. Vous allez tous devoir travailler dur pour montrer de quoi vous êtes capables. Tout le monde a sa place mais ce sera votre détermination et votre travail qui fera quelques différences. Cette année plus que l’an dernier… »
Isabelle laissa planer le doute quelques instants. Des murmures s’élevèrent de part et d’autres, les élèves commencèrent à s’interroger d’un air curieux. Pourquoi cette année était-elle différente ?
« Un peu de silence…, quémanda t elle, un sourire en coin, cette année est particulière car, pour la première fois, tous les niveaux auront à se produire devant un public constitué de professionnels et de recruteurs. »
Les murmures se firent exclamations. Des sourires apparurent sur chaque visage.
« En effet, cette année, vous aurez peut être la chance de vous faire remarquer afin d’être pris d’office à l’issu de votre gala de dernière année. On pourra vous faire une promesse d’engagement mais ne comptez pas trop dessus. Réellement, cela peut être une chance de vous faire voir avant votre quatrième année. Si un professionnel vous remarque dés cette année, il pourra être plus attentif à vous par la suite…
C’est donc pour cette raison que le travail que vous devrez fournir sera encore plus important et donc plus conséquent. »
Cette révélation fit l’effet d’une véritable bombe. Agissant comme un électrochoc, une sorte de fourmillement électrique parcourus l’ensemble des secondes années pendant les jours qui suivirent.
Il n’était plus étonnant de voir des élèves répéter avec acharnement pendant leurs heures de liberté. Chacun voulait donner le meilleur de lui-même et montrer de quoi il était capable.
Et je ne faisais pas exception.
Après avoir travaillé pour les auditions de théâtre, je me plongeais à cœur perdu dans un travail acharné. La danse était ce qui constituait la base de ma propre existence. C’était peut être difficile à comprendre mais sans elle, je n’aurais pas été capable de remonter la pente dans mes moments de perdition. Grâce à elle, j’avais un but, un rêve, quelque chose qui me permettait d’avancer.
Et je me devais de réussir. La simple pensée d’échouer m’angoissait. J’étais déterminée et, quitte à souffrir un peu, je savais que je donnerais entièrement pour réussir. C’était une facette de ma personnalité. J’étais persévérante et quand je me fixais un but, je donnais tout pour l’atteindre. Il était rare que j’échoue quand quelque chose me tenait vraiment à cœur. Je prenais des risques, j’en étais consciente. Parfois, des risques importants. Dangereux. Mais après tout, qui ne tente rien n’a rien.
Ainsi, mon entrée aux Quatre Saisons avait été le résultat d’une prise de risque relativement importante. Mon père avait été muté en Egypte, dans une grande boîte de publicité, et ne voulais pas me laisser sur Paris. Même si l’Egypte m’avait toujours fascinée et que j’avais enfin l’occasion de la découvrir, cela anéantissait toutes occasions d’accéder à une école d’art prestigieuse. Je ne voulais pas d’une quelconque école de seconde classe. Je voulais réussir. Je voulais tout tenter pour que mon avenir soit ce dont j’avais rêvé. Aussi, arrivée en Egypte, mes parents catégoriques, j’avais échafaudé un plan. Risqué. Une nuit, j’avais quitté l’appartement luxueux dans lequel nous avions emménagés, quelques affaires dans un sac à dos. Je m’étais rendue à l’aéroport, j’avais un billet de réservé. Et, sans rien dire, je m’étais envolée pour la capitale. J’étais arrivée le jour même des auditions. Et j’avais réussi… Mes parents, voyant ma détermination, m’avait laissé intégrer l’école. Qui ne tente rien, n’a rien. J’avais tenté, au risque d’échouer, et j’avais eu ce que je voulais.
Et aujourd’hui, c’était cette prise de risque qui avait engendré mon bonheur. Peut-on vraiment être sûr que quelque chose est vouée à l’échec ? On n’est jamais sûr de rien
Pour pouvoir être fixé, il faut tenter. Si on ne tente rien, on regrettera sûrement d’avoir laissé passer une occasion qui pouvait être la chance de notre vie.
Telle était ma philosophie.

« Bien, je vais donc vous rendre vos travaux. L’ensemble est très bien réussi. Le thème des vacances ne vous donc pas trop posé de problèmes ? »
Souriante, la prof de dessin distribuait les travaux que nous avions rendus auparavant.
« Autumn, bien, comme d’habitude. 15. Un peu trop « plat », cela aurait peut être mérité d’être un peu plus vivant. Mais très bon point pour la transition qui est presque invisible et mention spéciale pour les citations. »
Je la remerciais d’un sourire et le débriefing habituel des « œuvres » qu’elle nous avait rendu commença. A la fin des cours, j’étais très contente de moi et je m’apprêtais à me diriger vers la salle de danse pour les prochaines heures de cours. Mais, avant, il fallait que je prenne quelques gélules. L’effet premier s’était largement estompé mais je continuais à les prendre. J’encourageais Melita à y aller en lui disant que la rejoindrais par la suite. M’adossant contre le mur, je saisis la petite boîte au fond de mon sac et l’ouvrit. Vide. Je sentis la panique me gagner, sans elles, je ne tiendrais même pas la première heure !
Je fermais les yeux, me prenant la tête entre les mains. Il fallait que je trouve quelque chose, et vite !

Soudain, une main se posa sur mon épaule. Je me retournais vivement.
« Tu m’as fait peur ! »
C’était Jérémy, un copain de classe.
« Ah, désolé, mais t’es vachement nerveuse toi aussi.
- Ben, euh…
- Bon, je vais y aller franchement. Ecoute, j’ai vu que tu avais des problèmes pour suivre en danse.
- Non ! Qu’est ce qui te fait dire ça ?
- Je ne suis pas aveugle Autumn. Tu t’es fait mal au premier cours, y’a eu ta chute à ton anniversaire, et… »
Je rougis, c’était donc si flagrant ? Si Jérémy l’avait remarqué, Melita et Sandor devait forcément l’avoir deviné depuis longtemps.
« …et donc, tu fais comme tu veux mais je peux te proposer un truc.
- Un truc ?
- Quelque chose qui pourrait t’aider.
- Qu’est ce que c’est ?
- Je te préviens. Tu acceptes ou pas. Mais dans les deux cas, personne n’est au courant. Okay ? »
Je soutins son regard un instant. Il savait qu’il pouvait compter sur ma discrétion.
« On dirait des bonbons, t’avales ça facilement. T’en prend un quand t’as besoin d’énergie. Ca fait effet tout de suite. »
Je tendis la main. Il me déposa un petit flacon en verre remplis de pilules bleues et jaunes.
Mais au moment de refermer la main dessus, Jérémy m’en empêcha.
« Attention Autumn, je dis pas que c’est dangereux mais… Y’a aucun risque si tu respectes les règles.
- C'est-à-dire ?
- Un par jour. Deux grand maximum. Après, je ne réponds plus de rien. Tu fais gaffe hein, pas de bêtises ?
- T’inquiètes pas va, je gère. »
Je cachais le flacon au fond de mon sac, et, le remerciant, je courrais pour rejoindre le cours.

Une fois dans les vestiaires, à l’abri des regards, je sortais une petite pilule. Au milieu de ma paume, je la regardais, la détaillais. J’étais rendue à un point de non retour. Ce petit ovale bleu rayé jaune était ma dernière solution.
« Quand on renonce à ses valeurs, on renonce à tout… »
Au diable cette foutue conscience ! Jérémy avait bien dit que ce n’était pas dangereux !
D’un coup, j’avalais les amphétamines et rejoignais les autres élèves.

Etonnement, je sentais une puissance monter en moi. Plus je travaillais, plus cette force grandissait. C’était…incroyable. Je pouvais tout tenter, tout réussir. Les petits tiraillements du début du cours, disparaissaient lentement, je n’avais plus mal. Un bien être m’envahit. Cela faisait tellement longtemps que je ne m’étais pas sentie comme ça. J’enchaînais les exercices d’échauffement avec une facilité déconcertante par rapport aux séances précédentes. Isabella nous montrait une nouvelle chorégraphie et j’arrivais, enfin, à suivre chacun des mouvements. C’était si…si excitant, si grisant…

Une fois le cours terminé, sous la douche, Mely m’interrogea du regard.
« Ca à l’air d’aller mieux non ? C’était super bien ce que tu as fait ! Sérieux, même Isabella était impressionnée !
- Mon travail a l’air de porter ses fruits. »
Je lui souriais mais une sensation gênante me collait à la peau.
Une espèce de boule dans l’estomac m’empêchait d’être bien.
J’avais…j’avais un peu honte.
Mais, après tout, c’était vrai, je n’avais pas triché, c’était juste une aide. Et puis, j’avais travaillé très dur. Le travail aussi était responsable de ma réussite. Non ?

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MessageSujet: Re: Les Quatre Saisons [...] Tome 1 : Autumn. The Fall...   Mar 21 Avr - 11:12

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