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 [ Nouvelle ] Est il tout seul, dans l'obscurité de cette vie ?

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Hell_x
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MessageSujet: [ Nouvelle ] Est il tout seul, dans l'obscurité de cette vie ?   Ven 17 Juil - 11:51




Bonjour =)

Ci dessous une nouvelle que j'ai terminé hier soir =)
Enjoy' !

.::.Titre : Est il tout seul dans l'obscurité de cette vie ?
.::. Résumé : Une veille de Noël à Paris, vécu par deux générations.
.::.Personnages principaux : Un grand père et sa petite fille.
.::. Concept : Dur à expliquer =/..




____________________________________________________





« Allez, Papi ! Arête de râler ! »
Elle le prit par le bras et l’entraîna dans les rues d’un Paris by Night illuminé par des milliers de lucioles, des centaines de réverbères, réchauffé par quelques bouches de métro. De son temps à lui, il faisait bon habiter Paris. Un Paris réconfortant pour ses zones d’ombres dans lesquelles les flammes des bougies dansaient jusqu'à ce qu’elles s’éteignent dans un coup de vent. Un instant, il fermait les yeux et se rappelait les champs Elysées. Ses champs Elysées, le temps d’un baiser, d’une demande … Et quand il rouvrit les yeux, il la vit lui lâcher le bras et sautiller devant lui. Emmitouflée dans son bonnet en laine rouge, les joues rosies par le froid, son manteau noir ébène, ses yeux noisette pétillants, son sourire éblouissant. il s’arrêta un instant de la détailler. Alors comme ça, on pouvais être heureux ?
Il l’abandonna du regard et observa le Peuple de Paris. Les flocons mourraient sur des écrans Hi Tech, le vent chatouillait des visages impassible, la nuit noire heurtait des esprits fermés. Et c’est tout ce qu’il voyais. Des jeans trop bas, des manteaux trop courts, des ongles trop rouges, des talons trop vernis. Et au milieu de ce trop plein de provocation, il se sentais étrangement seul.
« Allez viens, mon Papi d’amour ! A ton âge, on cogite pas, et surtout pas la veille de Noël ! Non, non et renon ! »
Elle entrelaça leurs bras et le mena vers l’immense allée de magasins qui bordait les champs Elysées.
« Lâche moi le bras, à mon époque, les gens auraient … »
Elle se posta devant lui et ses lèves écarlates se fendirent en un sourire radieux. Il prit un air bourru, de celui qui n’aime pas se faire interrompre, juste pour la forme … Il n’avait ni la force ni le courage de se mesurer à elle.
« Et je suis désolée mais tu est en plein dans mon époque, et à 17 ans seulement, j’y fais ce que je veux ! »
Elle lui serra à nouveau le bras et s’engouffra dans un magasin Adidas, prétextant le besoin imminent d’un cadeau pour son ami. Il maugréa un « Prends lui du bleu, sa lui changera du rose ! On se retrouve ici dans un quart d’heure . » Il lui embrasa la joue et sortit du magasin. Il déambula dans l’avenue, là tête vissée vers le ciel noir, seule chose restée la même. Puis, il pressa le pas, passant devant les mannequins des boutiques en leur lançant des regards noirs. Apres 79 ans, il espérait encore que ce fameux regard ferait voler en éclat tout ceux sur qui il se posait. Peine perdue. Il pressa à nouveau le pas. Il atterri enfin devant une boutique, au coin d’une des nombreuses rues perpendiculaires aux champs. En entrant, il retira son béret et dut se retenir d’épousseter la neige qui le parsemait, la moquette rose bonbon qui lui valut une grimace au passage ne l’aurait pas supporté. Il déambula dans les allées chargées de cadeaux pour le lendemain, sachant précisément ce qu’il cherchait. Soudain, il leva les yeux et le vit. Il héla la vendeuse qui lui sourit. Un sourire qu’il jugea sincère. Il lui montra l’objet en question. Elle parue plus émue qu’étonnée et le descendit de son perchoir. Elle lui tendit, des larmes aux yeux. Il lui lança un regard d’incompréhension et avant même qu’elle se soit expliquée, il comprit qu’il devait avoir passé beaucoup de temps ici, avant qu’il se décide enfin. Il sourit à la vendeuse, du mieux qu’il put. Elle lui fit un beau paquet, évita le papier rose Kitch à figurines, préférant le rouge vernis. Elle lui tendit et il la remercia chaleureusement, lui souhaita de joyeuses fêtes et quitta le bâtiment. Il eut beaucoup de mal à le porter. D’en bas, il paraissait beaucoup moins grand. Il ne voyait presque rien derrière le papier cadeaux rouge cerise et arriva finalement devant la boutique Adidas. Athéna l’y attendait, trépignant d’impatience. Il se demanda si elle avait remarqué l’énorme paquet qu’il tenais à bout de bras. Elle lui prit des bras sans rien lui demander et le posant en équilibre sur son crâne. Les bras allongés, elle tenait l’équilibre et riait aux éclats. « Regarde Papy ! » L’espace d’une seconde, il la revit avec un mètre de moins et rit, lui aussi. Elle le laisse à ses pensées et courut à travers les passants. Il la laissait lui échapper et marchait en ligne droite, la suivant sans la voire. Soudain, elle le rattrapa par l’arrière, deus repas chauds à la main et l’énorme paquet dans l’autre. Elle l’entraîna vers un banc vide, non à l’abris de la foule, mais il ne dit rien. Il n’avait ni la force, ni ‘envie de se mesurer à elles. Ses pensées étaient des ordres. Il avait l’impression qu’elle seule pouvait le comprendre. Elle passa le paquet sous le banc et sortit un repas chinois du sac en papier qu’elle tenais. Elle lui tendit une portion et une paire de baguettes et il contempla la boite avec appréhension. Elle lui conseilla de l’ouvrir et de goûter. Ni la force, ni l’envie de se mesurer à elle. Elle riait à gorge déployée et il l’écoutait comme on écoute une histoire. Soudain, elle empoigna son sac et en sortit une boite vieillie par le temps. Elle lui fit comprendre que ceci lui étais destiné. Il fit la moue, il n’aimais pas les cadeaux. D’un geste de la tête et d’un sourire, elle lui fit comprendre son impatience. Ni la force, ni le courage. Lentement, il ouvrit le couvercle. Savourant au passage le papier jauni, ses imperfections, sa douceur. Il scruta l’intérieur et la regarda avec des yeux ronds. Son recueil. Le sien. Celui qu’on l’avait obligé à brûler en 1943. Il ouvrit délicatement la couverture noircie. A l’intérieur, l’écriture de Gérard contrastait avec le vieux papier. « Je me suis brûlé les doigts pour récupérer la couverture ,l’exploit n’aurais pas été complet si je n’avais pas achevé de l’apprendre par cœur quelques jours avant, il étais caché dans un coin de moi que personne n’aurai jamais pu fouiller … »
Longtemps, il contempla la page. Jusqu'à ce qu’une larme atterrisse sur le papier, transformant les points de suspension en une ridicule marre bleue.
Il sourit de son vieux sourire édenté. Ses mains ridées, ses ongles jaunis, tiennent une partie de sa vie qu’il avais mis des mois à écrire. Et elle avais récupéré cette partie. Il la prit dans ses bras frêles et la serra longuement. Il se retint de lui demander comment, où encore quand. Les sacrifices le mettaient mal à l’aise, autant s’imaginer le meilleur que le pire. Puis, lentement, il lui tendis l’énorme paquet. Délicatement, elle l’ouvrit. Quand elle découvrit la peluche, elle éclata de rire puis eut les larmes aux yeux. Un lion en peluche qui avait bercé son enfance et qui avait péri dans l’incendie de la maison familiale qui n’avais pas fait que des pertes matérielles. Outre des souvenirs, elle avait emporté un frère. Elle avait eu besoin de ça pour faire son deuil. Et personne n’y avait pensé. Elle serra la peluche contre elle longuement, et il l’observais sans un mot. Elle étais plus vivante qu’avant. Et il aimais ça. Ce soir là, ils déenblèrent encore longtemps dans les rues à la fois sombres et illuminées de la capitale. Ce soir là, elle le déposa tard chez lui pour la première fois depuis des lustres.
Lourdement, il ouvrit ses vieilles paupières ridées. Il se redressa soudainement de son lit. Il en sortit, titubant, manqua de tomber à plusieurs reprises mais reprit son équilibre. Un mauvais pressentiment. Il se racla la gorge ce qui lui arracha un cri de douleur. Il tomba presque sur le mur sur lequel trônait le téléphone. 10 messages de sa fille paniquée. Un très mauvais pressentiment. Il n’écouta que le premier. Il jeta un coup d’œil à l’horloge murale. 11h23. Il couru dans le salon, manquant de trébucher à chaque pas, il s’écroula sur la table massive. Il ouvrit précipitamment la boite vieillie et ne s’attarda pas sur les qualités de la vieillesse comme il l’avait fait la veille au soir. Il attrapa son stylo et rajouta son écriture après celle de son ami. Il ne pensa pas à la peine qu’il avait du avoir à se remémorer le moindre mot. Il ne prit même pas la peine d’écrire l’habituel « Cher Journal. » . D’emblée, il griffonna ses quelques mots : « Mes derniers souvenirs avec ma petite fille datent du 23 décembre de cette année. Et je sens que je vais en souffrir encore de ça chaque jour qu’il me reste à vivre. » A l’autre bout de l’appartement, le téléphone pendait encore et une voix angoissée se demandait pour la neuvième fois pourquoi il ne répondait pas avant d’annoncer un décès des larmes dans la voix …
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mystic
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MessageSujet: Re: [ Nouvelle ] Est il tout seul, dans l'obscurité de cette vie ?   Dim 30 Mai - 3:59

Bonjour Hell!
C'est un beau texte contenant beaucoup d'émotion, tu soulignes bien le lien qui unit le grand-père et sa petite-fille. La chute est bien, mais désolante, on ressent les émotions du vieil homme.
Il traduit bien l'évolution de la nouvelle génération et fait ressentir ses regrets mélancoliques. J'ai eu de la peine pour lui!
Par contre il y a pas mal de fautes. Fais attention!
Bonne continuation!
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