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 Souviens-toi Darling, souviens-toi.

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Sil0ë
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MessageSujet: Souviens-toi Darling, souviens-toi.   Sam 18 Juil - 16:26





PROLOGUE



"Ecoute, j'ai envie de te dire...c'est quoi le véritable problème ? Contre qui te bas-tu ? Le système, les gens, ou toi-même ?" Cette parole, telle une petite bête mystérieuse et intérieure, lui dévorait le crâne. Une sensation de tournis, comme dans un manége.



_______


Une salle de faculté, des étudians plongés dans leurs rêves. Une jeune femme prenant la parole. Elle bagaye, les autres rigolent de sa maladresse. "Si tu arrive à compter jusqu'à trois sans bagayer, on t'écoute, d'a..d'accord ?", " Ca m'étonnerais qu'elle y arrive, elle est bien trop "coinçée" !". Un nouveau fourire général, une nouvelle humiliation personnelle. Elle s'enfuie, se cachant le visage, s'évapore.



_______


Elle relève la tête et observe longuement le plafond vouté de la chambre, finement éclairé par la clarté de la Lune. S'enveloppant entre les filets de la couverture, elle reste là, inerte, à rêvasser comme à son habitude. Mais elle n'eut pas le temps de savourer plus longtemps la douceur et la tranquillité du silence. Un sentiment d'inquiétude et de mélancolie sembla se répandre d'elle, dans la pièce. Cette impression désagréable, comme si tout contrôle s'évanouissait, lui effleura le corps. L'espace semblait plus noir, et l'air plus chaud. Bientôt il se fit étouffant.

La jeune femme eu bien du mal à trouver le sommeil. Cependant, elle s'était finalement endormie comme une petite fille, et avait fait l'expérience d'un rêve des plus étranges. Un homme l'appelait enfermé par une grille, derrière des barreaux. Ses mains étaient meurtries, couvertes de sang tant il avait martelé les tiges de fer. Son regard tourmenté ne reflétait que la peur, le trouble et l'anxiété. L'individu semblait vraiment mal en point et s'égosillait avec l'espoir qu'une personne vienne à son secourt. Il suppliait qu'on le laisse s'enfuir.
Elle s'était réveillée au milieu de l'obscurité, transpirante. Ne comprenant pas ce qui lui arrivait, elle était allée quérir un verre d'eau, tout en essayant de reprendre ses esprits. Elle se regardait dans la glace et son reflet lui paraissait piteux, misérable. Celle-ci était par la suite retournée se coucher, mais en vain, car elle n'avait pas réussi à recouvrer le sommeil. La nuit passa vite, à l'égal d'un courant d'air.



_______



- Mr X est coupable.
- Mr X n'est pas coupable !
- Mr X est innocent !
- Mr X a quelque chose à se reprocher !
- Mr X est complice.
- Mr X n'est pas complice !
- Mr X est psychopathe !
- Mr X n'est pas psychopathe !
- Mr X mérite attention.
- Mr X n'est pas fiable !

L'audience ne pouvait plus retenir ses cris de désespoirs, ni de joie. « Coupable » fut le mot décisif qui arrêta le débat. L'avocate du plaintif laissa échapper un petit sourire en coin, ce qui fit à celui-ci le plus grand bien. Et c'est sur ces quelques mots matinaux que la jeune femme se leva enfin, serra amicalement la main à ses clients, et alla se préparer à rejoindre ces messieurs dans la salle de restauration pour le traditionnel cocktail.
Le procès avait eu lieu à la cour de justice de New York, dans le quartier de Brooklyn, surveillé exceptionnellement par des policiers en armes car le FBI était lui aussi de la fête. Accompagnées de musique douce et gaie, les voies rieuses se recueillaient et se remémoraient les luttes auxquelles elles avaient été confrontées ces derniers mois.

Rien ne pouvait interrompre cette joie ambiante, sauf peut-être le passage dans l'auditoire du condamné et de ses complices. Accusés pour trafique d'armes, de drogues, et pour une tête coupée par-dessus le marché, ces riches commerciaux de la société « Karfak » finiraient leurs jours en prison. Jamais l'avocate n'avait connu un silence aussi glacial que celui qui s'abattit à cet instant précis dans la salle lorsque que les criminels furent transférés. Ni un regard aussi haineux et noir que celui de l'ex-président indien, M. Djaohar. Un mystérieux personnage. Même après des semaines et des semaines de recherches, d'études sur lui, il réussissait toujours à la surprendre par ses comportements souvent inexplicables. Mais cette aventure était bel et bien terminée, elle respirait. Cette affaire était décidément bien trop compliquée. Et cette impression, que les nuits blanches et que les heures de dissections des dossiers continueraient encore, lui restait insupportable. En effet, elle n'arrivait pas à concevoir que toute cette anarchie n'était simplement que du passé, aussi récent était-il. Une banale envie lui venait à l'esprit, mais qui se révélait être pour elle un vrai luxe : dormir.

Le petit sablé que lui tendait le serveur - qui avait sûrement remarqué son inconsciente fixation du buffet - lui semblait à première vue fort appétissant. Ne se faisant pas prier et après avoir dignement remercié l'aimable personne, elle goba le biscuit sans la moindre retenue. Voilà plusieurs mois qu'elle avait été contrainte de se rallier au système « plats très vite préparés pour plus vite travailler », entendez pâtes et pain à la carte. Oui, le dossier mérite un travail consciencieux, et on se doit d'être « possédé » par les problématiques qui se posent.
Le goût sophistiqué de la gourmandise ainsi que le champagne - tout aussi exquis - lui fit perdre son attention et elle se désintéressa du petit monde présent. Stephan Vatcklife, le P-DG de la M.A.S.A. - Monopole des Armées Secrètes d'Amérique - la rappela de son univers la félicitant, ce qui la fit un brin sursauter.

- Félicita...Oh je crois que vous avez besoin de prendre des vacances Miss !, s'exclama t-il.
- Je crois aussi, répondit- elle souriante, mais que voulez-vous, lorsque des vies sont en jeu...
- ...Très juste façon de voir les choses, je vous admire vous qui êtes si jeune...mais diable non sans efficacité ! Agent Schneider...

La jeune femme, prise à dépourvue, jeta aussitôt une foule de regards autour d'elle.

- Ne vous inquiétez de rien, miss, les hommes et les femmes que vous trouverez ici ne sont que du P.S.C.D., comme vous, ou du FBI !, s'esclaffa t-il.
- Ah...mais je préfère tout de même rester discrète si vous n'y voyez pas d'objection, rétorqua t- elle sèchement, vexée par le petit jeu auquel se prêtait son supérieur.

L'animal ne trouva rien à répondre excédé de se voir remballé par une novice de vingt trois ans tout au plus, et ce, une femme. Celle-ci l'observait, d'un œil attentif. Il passa finalement.

- Une vraie Sherlock Holmes miss !, ironisa t- il, ridicule, par la lenteur de sa prise de parole.

L'agent avait évidement souligné qu'il n'en pensait pas un mot. Elle le regardait toujours avec la même forte assurance, ce qui le déstabilisa et le fit battre en retraite.

- Hem, il ne me reste plus qu'à vous souhaitez une bonne remise sur pied car vous êtes bien maigre agent Schneider ; et...bien sûr mes félicitations, vous vous êtes bien battue ! A très bientôt Agent Schneider, déclara le ballot tout en appliquant sa dernière parole.

Sur ce, il serra ardemment la main de son interlocutrice à la manière de lui prouver qu'il était encore son dirigeant. Celui-ci acheva le dialogue et s'enfuit par de là le buffet, prenant soin de lui gaspiller des faux sourires, sentant les coups d'œil chevaucher de son côté. Elle les lui rendit tout aussi théâtralement et retourna à ses occupations, au bord d'une fenêtre. Cependant, avant qu'il ne sorte définitivement, elle lâcha sur un ton quelque peu narquois :

- Et...au-faite, joyeux Noël M.Vatcklife !

Il la fusilla du regard et s'empressa de tracer sa route, grommelant quelques jurons russes. Elle sourit en tapinois, amusée par la susceptibilité de l'individun et se replongea dans sa lente contemplation. Les bruits et les regards se dissipèrent aussitôt.


Tandis que le tonnerre arrachait quelques grosses goûtes, la petite abbatiale comme brisée par les foudres de Zeus sembla s'évanouir dans un décor embrumé, telle une icône picturale. Une nostalgie amère s'empara de la jeune femme qui se laissa tomber sur la banquette de fenêtre en moleskine. Si elle avait pu, elle aurait été actrice ou écrivain. Ce qui n'est pas très original, me direz-vous. Evidement c'était sans penser à la force de persuasion des parents-tuteurs moralistes. « Trois bouchées de pain avec en prime une vie de débauche ».
« C'est ça que tu veux ? ». « Le médical, voilà un secteur stable et qui traverse nos générations », suppliaient-ils. Les pauvres, s'ils savaient. Elle n'a jamais pu leur dire, ils n'auraient pas survécu. Ils en ont trop peur : des armes, des corps, du sang. Les absences longues et répétitives ne les ont pas alerté. Ni les onze mois d'« éxil ». Onze mois de pure horreur. Ni la métamorphose qui s'en suivit, sans parler des discours vagues et imprécis sur ses soi-disantes études en Médecine. Cacher et tromper, voilà les maîtres mots.

_______


Subito, un homme aux épaules rectilignes, au buste droit et athlétique se présenta. Séduisant, il ne devait pas avoir plus de la trentaine. Ses yeux bruns et enjoués dégageaient une aura bienfaisante et amicale. Son visage fin et harmonieux mettait tout de suite en confiance. C'était certainement un Don Juan ou Casanova.
Il était vêtu d'un smoking noir certes classique, mais qui, en revanche, lui donnait une classe irréfutable.

- Bonsoir Mrs., commença t-il chaleureusement, permettez-moi de vous flatter, c'est un vrai coup de maître que vous avez accomplit pour ces personnes ! Votre popularité va fulminer !
- Peut-être...quoi qu'il advienne je vous remercie Monsieur... ?
- Michel Vanzeymenter, Mike, si vous préférez. Je suis le président du groupe V (ndlr : Vanzeymenter, pôle gérant établit à Wall Street dirigeant différents secteurs économiques mondiaux (secteur hôtelier, secteur commercial et d'exportation, secteurs financiers...) et de nombreuses sociétés dans le monde entier, ex. : Microsoft,...).
- Merci, je connais. Et vous compter ruiner encore combien d'Etats comme jusqu'à présent ?, jeta t- elle écœurée.
- Des rumeurs, que des rumeurs !, je vous assure. Il est vrai que certains de nos projets récemment lancés se sont révélés être défectueux, mais ils ont malgré tout permis un certain progrès positif pour notre pays, se justifia t-il.
- Je ne me rappelle pas vous avoir demandé de vous justifier ainsi mais...
- Je...
- ...Mais au fond je vous comprends. Ca ne doit pas être facile d'être à la tête d'une société qui - si un jour fait faillite - condamne le monde entier. Remarquez, il ne suffit pas nécessairement qu'elle « krach ».
- Mais... !
- Au plaisir, M. Vanzeymenter, termina t- elle.

Sur ce, elle s'en alla, détestant profondément ces gros milliardaires dont la course aux capitaux dégoutait.
« Que leur fièvre de l'or les empoisonnent ».

- Aoutch..., lâcha spontanément le financier.

Traditionnellement, il n'avait pas à courir les femmes. Elles venaient à lui. La jeunesse, le charme et des millions de dollars pour un seul homme, n'est-est-ce pas honteux ? Mais probablement ces cadeaux de la vie se trouvait être des lots piégés.

- Salut Michel !, s'exclama l'adjoint.
- Salut Jack..., machinalement.
- Je venais te parler du projet numéro sept concernant l'accord à signer avec M. VantCartier. Il désire ardemment régler au plus vite cette affaire administrative. Lundi, quinze heure, il arrive de Tokyo pour l'occasion, ça te va ?... ? Alors ?
- ...
- Michel !
- Hum...
- Mais merde Mike, répond que Diable ! Il est au téléphone avec Miss Darney et attend une réponse !
- Oui Jack, oui, tout ce que tu veux...
- Tout ce que je v... ? Tu te sens bien Mich ? Tu es...
- Ca va très bien, merci. Dis-moi Jack, ton autre zouave là...VantCarte...
- VantCartier Mike, M. VANTCARTIER ! Et, d'ailleurs, il aimerait bien savoir si oui ou non la transaction sur le compte des caraïbes aura lieu.
- Bien. Stop, calme-toi Jack. Prends bien ta respiration. Pense à ta femme, elle serait énervée de te voir rentrer du travail stressé et moi je serais contrarié si elle devait à nouveau m'allumer au téléphone. Relax mon vieux ! Tu vas vraiment nous faire une crise hypertensive un de ces jours...
Tu peux lui dire à ton VantCarte que ce lundi je ne peux pas le recevoir, des affaires...importantes à régler, tu lui dis.
- Mais Michel ! L'avenir du gr...
- Oh, et aussi dis-lui bien que ses appétissants colis ne me font pas oublier les petits caractères en bas du contrat. Que, soit dis en passant, je me ferais un plaisir de dénoncer. Je te laisse Jack, et au-faite, belle chemise !, conclut-il tout en tirant sur le col de son second.

_______









smile Hey ! smile
Ce texte est le "prologue" d'un de mes projets d'écriture...mais je débute, donc je ne sais trop comment me juger.
Voilà, j'espére que ce passage vous a plu, j'attend vos conseils en tout genre !
Mercii tchuss





Dernière édition par Sil0ë le Sam 18 Juil - 17:08, édité 5 fois
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MessageSujet: (Suite)   Sam 18 Juil - 16:46

_______


Les gens différents dérangent et Michel faisait parti de ceux-là. La jalousie, la convoitise, les complots étaient son quotidien au sein du groupe. Ce qui se révélait compréhensible cependant, du fait qu'il apparaissait subitement, sans attaches, avec pour seul bagage sa grande gueule et pour seul motif le destin, cette rencontre inconfortable entre l'ancien dirigeant mourant, et lui-même. Du caractère, il en fallait, du culot aussi. Le destin ou la fatalité, ce que personne à ce jour ne pourrait expliquer ou présager. Sans doute était-ce son assurance qui agaçait les financiers : ils l'appelaient le « modeste pistonné ». Mais il serait préférable de passer outre ces détails pour l'heure sans grande importance.

Un homme tapissé dans l'ombre au coin de la pièce paraissait observer méticuleusement les faits et gestes de chacun, ce que Schneïder avait tout de suite noté. Il paraissait âgé et alourdi vu sa peau craquée, comme usée par le temps, mais restait sobre et était capable d'agir méthodiquement. Il semblait analyser scrupuleusement tout le remue-ménage qui se produisait autour de lui, dans les moindres détails. De l'agent confus qui poussait du pied le morceau de friandise qu'il avait laissé échapper, à la colère discrète de la bourgeoise navrée de s'être tâchée. De petits yeux foncés, malicieux et sournois, tel le serpent de l'utopique jardin d'Eden. Néanmoins sa face demeurait floue, car trop peu éclairée. Il attendait, il veillait.

Le regard de la jeune femme se fixa davantage sur l'étrange personnage : quelque chose n'allait pas.
Les doigts de celui-ci tapotaient nerveusement la table à rythmes saccadés, bien qu'il feintait un air faussement serein. Des mouvements brusques, semblables aux célèbres « trois coups » au théâtre qui annoncent la tragédie. Après une longue répétition de regards anxieux, il se leva, d'un bon énergique et décidé. Les rouages de son cerveau se mirent enfin en place lorsque l'individu se retint sur sa montre, puis s'éclipsa hâtivement, jetant un très secret coup d'œil vers le sol. Tout se passa très vite. Elle comprit mais se fut trop tard. « La chaise ! » Elle s'élança aussitôt et poussa deux personnes qui se trouvaient sur son passage. Ils rencontrèrent violemment la fenêtre qui se brisa sous leur poids et tombèrent dix mètres plus bas dans une masse de poudreuse, miraculeusement épaisse pour de la « neige de ville ». Le vacarme grave et le souffle puissant de l'explosion les avaient encouragé à sauter, fort heureusement, vu l'état de l'édifice. Une émanation de bois brûlé se fit sentir, l'air était bouillonnant.
La femme ne tarda pas à s'évanouir, complètement sonnée par le tumulte, tandis que l'autre miraculé, un jeune journaliste, ne fut pas long à empoigner son appareil photographique. Un reflexe incrusté dans sa chair, disait-il.
Des flammes sortaient des mansardes ainsi qu'une abondante fumée noire. Ce ne fût pas les clochettes du Père Noël que l'on entendit mais plutôt les assonances assourdissantes des voitures de police. Quand aux ambulances, elles n'arrivèrent que plus tardivement. Schneïder prit un euphorisant et se dirigea somnambuliquement auprès du FBI pour exécuter au plus vite sa déposition. Une femme d'une quarantaine d'années, aux yeux clairs s'avança vers elle, frénétique.


- J'ai senti...Il avait préparé son coup, dit-elle désorientée.

- Qui donc ?

- Un vieil homme..vêtu de noir.

- Un vieil homme ? Le doyen de nos agents avait tout juste quarante ans ! Les généraux, eux, étaient en réunion à sept salles de là !

- Une peau ridée...


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Le vent lui martelait le visage, elle rentra.
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