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Cocobanana
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Localisation : Saint-Etienne
Date d'inscription : 12/09/2009

MessageSujet: Votre avis.   Sam 12 Sep - 22:21

Bonjour, j'ai débuté l'écriture d'un livre et j'aurais aimé savoir si mon écriture est correcte. Je vous mets le début du premier chapitre. Donnez moi vos impressions, merci.

Je sais que l'orthogrpahe est loin d'être irréprochable mais à force de relire les même passages on ne voit plus les fautes. J'ai décidé que je ferai une correction globale à la fin, une fois que j'aurais oublié ce que j'ai écrit.



1. Le cadeau

La journée la plus glaciale de décembre tirait à sa fin, un timide soleil blanc courrait se cacher au fin fond de l’horizon. Des guirlandes multicolores avaient été accrochées avec soin sur les pourtours de chaque maison, accompagnées de faux animaux en céramiques disséminés dans les jardins. Tout le chemin de Torteroi avait revêtu ses apparats de Noël, sauf au 5.
Cette maison ne ressemblait à aucune autre de la ville. Elle était incroyablement haute, élancée et sombre ; sur ses vieilles briques en ardoise tombaient des centaines de flocons qui la saupoudraient comme du sucre glace. Il n’y avait ni guirlande, ni sapin, ni même un Père Noël accroché à la gouttière pour laisser penser que ce soir était le soir de Noël. On aurait pût croire que personne ne vivait ici, tout était impeccablement disposé, aucun brin d’herbe n’était plus grand qu’un autre et la haie de tilleul était impeccablement entretenue. La seule chose qui trahissait la présence de personnes dans cette maison était la lumière qui tombait des minces fenêtres comme une ombre d’or sur la pelouse ensevelie sous la neige. Il y avait bel et bien une famille qui vivait ici : les Malengu.

A l’étage, le duo des jumelles Ange et Line avait presque terminé de se préparer mais telles de petites fourmis excitées elles fouillaient tous les tiroirs pour trouver l'accessoire qui saurait compléter leurs tenues. Elles portaient toutes les deux la même robe de soie parsemée de motifs à fleurs, de telle façon qu'on aurait pu croire qu’elles étaient tout à fait identiques. Le seul détail qui ne faisait pas d'elles des copies conformes était qu’Ange avait attaché un gros ruban rouge dans ses cheveux ébènes alors que sa sœur avait préféré en porter un jaune. Elles faisaient beaucoup plus que leurs dix ans dans ces vêtements.
- Je trouve ton ruban vraiment beau, dit Ange à sa sœur en recoiffant quelques unes de ses mèches.
- Cette couleur me va bien, répondit Line en tournant sur elle-même pour faire voleter le bas de sa robe.
Ange fixait avec convoitise le ruban qui s’entrelaçait dans les airs et pensait qu’il pourrait très bien s’accorder avec ses cheveux.
- Je peux avoir le ruban jaune ? demanda Ange en regardant le bout de tissu avec envie.
Line laissa retomber sa robe et lança à sa sœur un regard glacial : il était hors de question qu’elle lui cède son ruban.
- Non, répondit Line en croisant les bras, c’est à mon tour de le porter.
- Oui mais maman avait dit qu’on devait partager, rétorqua Ange, sûre d’elle.
- La dernière fois c’est toi qui l’as eu, et je t’avais même prêté mes chaussons marrons, dit Line d’un air agacé.
- Tu oublis que ce jour la tu portais mon chemisier vert ! objecta Ange en haussant le ton.
- Parce que tu avais tachée ma robe avec de la confiture ! répondit Line d’un air décidé.
- Non c’est pas vrai, cria Ange.
- De toute façon c’est toujours pareil, tu me voles toutes mes affaires, répondit Line les larmes aux yeux.
Annie, leur mère, entendit que ces filles se disputaient et cela l’agaça. C’était une femme qui aimait l’ordre et la discipline, elle avait pour devise : silence et rigueur sont les clés du bonheur. Avec elle tout devait être réglé et prévisible, elle détestait l’imprévu. La seule chose qu’elle ne pouvait pas contrôler était la météo. Elle se planta devant ses filles, les mains sur les hanches.
- Qu’est ce qui vous arrive encore ? dit-elle d’un air sévère.

Les jumelles se sentirent tout à coup toutes petites et misérables et regrettèrent de s’être disputées pour si peu.
- Alors, personne ne veut me dire pourquoi j’ai entendu ces cris ? demanda Annie en fronçant les sourcils.
Ange et Line ne répondirent rien, elles préféraient regarder leurs orteils.
- Très bien, conclue Annie, si vous ne me répondez pas c’est qu’il n’y a pas de problème.
Elle s’apprêtait à partir lorsqu’elle s’aperçue qu’un fil du bas de la robe de Line dépassait. Elle sortie de sa poche une petite pochette en velours rouge qu’elle avait tout le temps avec elle. C’était en quelque sorte sa boîte à outils de femme au foyer. Elle l’ouvrit et prie une petite paire de ciseaux de couture. Line savait ce qui l’attendait, sa mère se mit à genoux devant elle et coupa le fil provocateur puis le brandit avec fierté au dessous du nez de sa fille qui loucha pour l’observer.
- Jeune fille, j‘attends des explications, dit Annie en serrant du bout de ses doigts maigres son prisonnier.
- Nous n’avons pas eu le temps de vérifier nos tenues, dit Line d’un ton hésitant.
Les deux sœurs n’osaient toujours pas regarder leur mère, et jouaient maintenant avec leurs doigts.
- Et que dois-je en conclure ? dit Annie, imperturbable.
- Que si nous avions eu le temps de nous préparer nous aurions vu ce fil, expliqua Ange qui venait à la rescousse de sa sœur.
- Bien, j’aime mieux ca, dit Annie en se relevant, nous partons dans moins de dix minutes, alors faites vite.
Les jumelles acquiescèrent en remuant la tête de bas en haut. Elles avaient une fois de plus évité de peu la colère d’Annie. Lorsqu’elle eût quitté la pièce elles se lancèrent un regard empli de soulagement.
- Je te promets de ne plus jamais t’embêter, dit Ange à sa sœur.
- Et moi je te promets qu’on ne se disputera plus jamais, répondit Line avec un sourire.
Elles se prirent dans les bras comme elles le faisaient à chaque fois qu’elles se réconciliaient.

Les jumelles se disputaient souvent, à vrai dire presque tout le temps. Ange passait son temps à vouloir ce que sa sœur portait et Line ne voulait jamais lui prêter ses affaires. Quand l’une pleurait l’autre criait et leurs disputes n’en finissaient pas. Annie, qui adorait le silence, ne supportait pas de les entendre se chamailler et préférait aller les gronder plutôt que de les laisser se débrouiller entre elles. D’ailleurs elle ne laissait pas non plus son mari décider de ce que qu’il devait faire et était en ce moment même en train de l’aider à s’habiller.
- Fichu cravate! s’exclama-t-elle en tirant nerveusement sur le nœud qu’elle venait de faire.
George, assis sur le lit à côté d’un magazine de mots-croisés, devint écarlate et émis un grognement sourd qui fit sursauter sa femme.
- Ne te plains pas, si tu savais nouer ta cravate toi-même nous n’en serions pas là ! grinça Annie.
- Pas ma faute, grommela George dont le teint était rougeau.
- Tu pourrais quand même faire des efforts, siffla-t-elle. Regarde toi mon pauvre George, tu ne sais rien faire de tes dix doigts.
Son mari resta placide face à cette remarque. Il avait l’habitude que sa femme le réprimande sans arrêt sur sa façon d’être et ce n’était pas la première fois qu’elle dépassait les bornes. Depuis qu’ils étaient mariés il n’entreprenait plus rien car il savait pertinemment que quoi qu’il fasse ce ne serait jamais assez bien pour Annie. Alors il acquiesçait chacun de ses reproches. Cette attitude lui permettait de ne pas trop mettre sa femme en colère. Ainsi elle lui fichait un peu plus la paix et il pouvait faire autant de mots-croisés qu’il voulait, sauf quand Annie venait le déranger en lui répétant pour la millième fois que sa passion était ringarde et inutile et qu’il ferait mieux de s’occuper du jardin ou de tailler les haies.
- Tu es vraiment un incapable ! continua-t-elle tandis que ses petits doigts nerveux attachaient maladroitement des boutons de manchettes. Je passe mes journées dans cette maison, à m’occuper des enfants, du jardin, du ménage, de la comptabilité, et pendant ce temps tu …
- MAMAAAAAAN !
Maggy avait hurlé si fort que même la vieille voisine, Madame Durand, avait du l'entendre.

Annie se précipita à l’étage et fût dans un état proche de l’infarctus lorsqu'elle découvrit sa petite fille. Elle était debout au milieu de sa chambre et ses grands yeux bleus étaient remplis de larmes.
- Je-je, te ju-jure Maman ce n'est-est pas ma fau-aute, hoqueta-t-elle en tendant à sa mère une robe en lambeaux.
Maggy était la petite dernière de la famille, à huit ans elle savait déjà reconstituer des puzzles de mille pièces, construire des châteaux de carte et connaissait jusqu’à 28 décimales de pi, mais elle restait tout de même très émotive et la moindre petite contrariété pouvait être fatale.

Annie constata les dégâts avec désolation, sans trop prêter attention à sa fille qui s’était réfugiée dans les jambes de son père. George posa sa main sur les longs cheveux blonds de Maggy, puis se pencha à sa hauteur.
- Ne t’en fais pas, nous allons trouver une autre robe dans tes placards, dit-il d’une voix pleine d’affection.
- Silence ! cria Annie qui savait que sa pochette rouge et ses talents de couturière ne pourrait pas sauver la situation. J’ai besoin de silence ! Il faut que je trouve une solution.
Maggy était encore secouée de petites convulsions de chagrin lorsqu’elle regarda avec anxiété ses peluches. Son regard n’échappa pas à Annie. Elle comprit immédiatement qui était l’auteur de ce crime monstrueux. Entre un ours en peluche marron et un lapin rose, Rufus, un chien noir et blanc, essayait de se faire le plus petit possible. Ses grands yeux sombres scrutaient avec angoisse le visage d’Annie et son museau humide s’arrêta de frémir lorsque celle-ci le fixa à la manière d'un rapace. Sans le lâcher du regard elle prit une grande inspiration.
- TOBBY !
Son cri fit trembler les murs de la maison et un frisson traversa les pattes de Rufus. George eu le réflexe de boucher les oreilles de Maggy et plissa le front sous la force du cri d’Annie. Avant même qu'elle n’ait achevé son hurlement, un garçon âgé de seize ans se tenait dans l'embrasure de la porte, immobile. Il était grand, avec des cheveux bruns en bataille de la même couleur que ses yeux et ses oreilles frémissaient encore, prêtes à entendre les reproches qu’on allait lui faire.
- Dehors ! hurla-t-elle. Mets ce chien dehors !
- J’y vais, répondit Tobby d’un air agacé.
Il avait l’habitude que sa mère s’emporte et cela ne l’impressionnait pas le moins du moins du monde.
- Et vite ! Nous sommes déjà en retard, dit Annie en fouillant dans les placards.
Tobby s'empressa d'aller chercher Rufus avant que le dragon ne se remette à cracher des flammes. Le chien avait l'air penaud et malheureux et semblait comprendre qu’il n’était pas le bienvenu. Il avait tellement peur qu’il cachait sa queue entre ses pattes tremblotantes et Tobby dû le porter pour l’emmener avec lui.

En descendant l'escalier qui menait au hall il entendit sa mère vociférer contre George, aussi empreinte que d’habitude à ses crises de colère.
- C'était un très joli coup mon vieux, mais la prochaine fois essais d'être plus discret, chuchota Tobby à l’oreille du chien sur le pallier.
Rufus lui lécha généreusement la joue et partit en trottinant dans la nuit noire, éclairé par la lumière des réverbères. Tobby aurait aimé le suivre comme il le faisait d’habitude mais ce soir c’était Noël et il devait passer le réveillon chez sa Grand-Mère.

Toute sa famille était encore à l'étage et à en croire le ton de sa mère et le rythme de ses pas elle cherchait frénétiquement une robe pour Maggy. Il alla dans la cuisine et regarda par la fenêtre s’ il ne trouvait pas quelque chose de plus intéressant au dehors mais Rufus avait disparu, la rue était résolument vide, tout comme le ciel.

Après quelques minutes d'angoisse extrême Annie fut soulager de voir que Maggy serait enfin présentable au dîner de ce soir. Elle posa les yeux sur sa montre et fut une nouvelle fois horrifiée: ils avaient cinq minutes de retard. Il y eu un grand brouhaha dans l'escalier car elle obligeait ses filles et son mari à se dépêcher pour enfiler leurs manteaux en même temps que leurs chaussures. Ils déboulèrent dans le vestibule et elle se jeta presque sur la porte.
- Allons Tobby dépêche toi un peu! pesta-t-elle d’une voix haletante, on va être en retard !
Tobby, qui était déjà prêt depuis plus d’une heure, ne répondit rien et se dirigea dans la voiture en trainant des pieds. Il savait que le pire Démon de sa mère était le temps. Il fallait toujours qu’elle arrive à l’avance, c’était une obsession. Mais ce soir Tobby n'avait pas envie de se presser car l’idée même de revoir sa tante Griselda et son cousin Melvin lui donnait des boutons. Les dîners chez sa Grand-mère étaient toujours assez spéciaux, et se finissaient presque en bains de sang...

Les jumelles se disputèrent une nouvelle fois avant de monter dans la voiture car Line voulait être du côté gauche et Ange aussi. Annie régla le problème en leur lançant un regard incendiaire. George démarra aussitôt et pendant tout le trajet pensa à sa colonne verticale huit en six lettres. Annie avait emmené son maquillage dans la voiture pour gagner du temps et essayait tant bien que mal de ne pas se crever l’œil dans les virages. Maggy se mit à fredonner « Vive le vent » et Tobby repensa aux cadeaux que lui avait fait sa Grand-Mère les années précédentes. Il avait eu une voiture radiocommandée pour ses dix ans, un panier de basket à quatorze ans, et toutes les années sa Grand-Mère innovait en trouvant chaque fois le cadeau qu’il désirait le plus. Ce n’était pas comme sa mère qui lui offrait toujours ce qu’elle pensait être le mieux pour lui.

Elle trouvait d’ailleurs inutile d’habiller la maison aux couleurs de Noël car ils ne le fêtaient pas chez eux, et puis toute cette décoration aurait dérangé l’harmonie de son intérieur. D’ailleurs elle insistait toujours sur le fait qu’elle n’achèterait jamais de sapin car cela faisait trop d’épines. La seule chose qu’elle avait acceptée de décorer était la porte d’entrée avec une couronne de houx que Maggy avait très bien réussie. Elle l’avait accrochée fièrement en espérant que les passants seraient admiratifs de cette si belle couronne. Il fallait tout de même que la maison ait l’air de fêter Noël, au moins pour les voisins.

Pour les invités, dont elle prévoyait la venue au minimum six mois à l’avance, c’était différent car Annie n’invitait personne pendant les fêtes de fin d’année. Elle prétextait qu’à cette période les gens mangeaient beaucoup trop et elle ne voulait pas cuisiner pour vingt personnes lorsqu’ils n’étaient que huit ou dix à table. Elle ne supportait pas de les voir manger inlassablement, avec leurs estomacs sans fin. Pour elle les dîners étaient une compétition.
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