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 Essai de nouvelle : La parure

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MessageSujet: Essai de nouvelle : La parure   Mar 28 Avr - 11:35

Bonjour à toutes et à tous,

Je suis nouveau sur le forum (ça fait un moment que je cherchais un forum semblable à celui-là) et je souhaiterai partager avec vous une petite nouvelle en cours d'écriture.

Le nom pourra encore changer et je ne sais pas encore quelle sera la fin de cette nouvelle.

Pour l'idée, c'est une très bonne amie (petite dédicace à toi, Margaux Wink ) qui m'a demandé une histoire. Je lui ai écris le premier paragraphe et comme elle aimait, j'ai fait une suite.

Aujourd'hui je vous publie un gros pavé, mais ce sera moins la prochaine fois.

Bonne lecture à tous, et n'hésitez pas à faire des remarques, positives ou négatives.





C'est par une sombre nuit d'automne que tout commença, il pleuvait à verse et de derrière mon rideau je le vis. Il portait un long manteau noir et avait relevé le col pour se protéger des gouttes qui essayaient de lui gifler le visage. Il portait également un chapeau, je m'en souviens encore. Il ne manquait plus que la pipe et on aurait cru un détective.
Quelques heures plus tôt, on avait entendu des sirènes de police retentir loin dans la nuit.
L'homme, aussi intrigant que discret enquêtait, il tentait de suivre la piste de ce bandit, celui qui venait de dérober la grande parure de la collection royale sans que personne ne l'aperçoive...



J’essayais de me souvenir. C’était il y a une semaine, le musée de la ville avait reçu ce somptueux bijou qui voyageait d’exposition en exposition, qui avait déjà fait de multiples fois le tour de la terre, qui avait sûrement déjà vu bien plus de chose que l’on puisse l’imaginer.
Sur les grandes affiches annonçant l’arrivée de ce joyau brillait la photo de ce magnifique collier ayant, semblerait-il appartenu à de grandes familles mais ayant aussi été porté par de bien sinistres personnages.

Un jour où nous n’avions pas cours, je suis allé voir ce collier avec mes amis, tant par curiosité que pour suivre la ville entière qui s’amassait pour voir ce chef d’œuvre de joaillerie. Arrivé devant la vitrine sécurisée, je fus émerveillé par les éclats si purs que renvoyaient les pierres précieuses de cette cascade, je fus même hypnotisé… La foule aux alentours se contentait de photographier le bijou et de faire des commentaires, mais aucun ne semblait être dans le même état second que moi…

Cette pièce d’exposition me fascinait, m’hypnotisait. Je suis resté planté devant la vitrine pendant des heures, cherchant à déchiffrer le message qu’elle cherchait à m’envoyer, mais en vain. Je revoyais ces cristaux scintillant de mille feux dans mes rêves, en cours même, je ne pouvais m’empêcher d’y repenser. Pendant que le prof débitait son cours, je griffonnais, ou plutôt je tentais de reproduire les images qui me hantaient depuis la première rencontre. Je n’ai jamais été bon en arts plastiques, mais pourtant, cette fois-ci, le croquis semblait réellement être une photographie ancienne, en noir et blanc, seules les diverses nuances des mes quelques crayons à papier, vestiges de mes années de collège, pouvaient laisser transparaitre les formes, même l’éclat sur le papier initialement d’un blanc si pur.

Le soir même, après les cours, je ne rentrais pas tout de suite chez moi. Mes pas me guidaient, je ne contrôlais plus mes pieds. Quelques minutes plus tard, je me retrouvais à nouveau face à cette mystérieuse parure, elle m’éblouissait de nouveau, encore plus que la veille. Elle m’envoyait un message, mais lequel ?
Instinctivement, je me débarrassais de mon sac et me saisi de mon calepin et des mes crayons et, le bijou n’intéressant plus personne et m’offrant ainsi une place, je m’assis face à lui.
Tel un artiste, je laissais mon crayon écorcher ma feuille, blanche et encore innocente, je reproduisais le portrait de cette diva. De rares visiteurs passant par là se penchaient par-dessus mon épaule et me félicitaient pour cette reproduction si parfaite, cette photographie où l’on discernait chaque parcelle du bijou, soigneusement travaillé…

Le temps s’écoulait comme une rivière le fait dans son lit, et j’étais plongé dans mon rôle de maitre-peintre, et tout d’un coup, j’entendis un bruit sourd dans mon dos, et tout de suite après, une voix qui pestait, qui proférait des insultes contre quelqu’un ou quelque chose. J’eu alors la bonne idée de me retourner pour assister à cette scène, et je la vis, elle me fixait avec ses yeux noirs de haine, des mèches châtains accentuant se regard mortel, je venais de rencontrer Sandy. Elle venait de trébucher par-dessus mon sac, elle aussi fascinée par la pièce d’exposition.
Confus, je me redressai et lui tendis une main pour l’inviter à se relever et lui présenter des excuses. Son regard s’adouci quasi-instantanément. Elle comprit, comme moi je venais de le comprendre, qu’on partageait la même passion.
Après m’être présenté, je lui proposai d’aller boire un café et nous sortîmes alors du musée, laissant ce sublime collier seul, sous le feu de ses projecteurs.
Sandy m’expliqua qu’elle était passionnée d’histoire et de mystères et que dès qu’elle avait vu la promotion de la cascade, elle avait eu comme des flashes l’appelant au secours. Elle avait compris qu’elle devait rencontrer ce bijou qui avait, semblerait-il, un message à transmettre.

Nous nous installâmes sur la terrasse d’un café et elle commença à me raconter ce que je devais savoir sur elle, sa passion dévorante pour l’histoire et les mystères du passé, son goût pour le voyage et l’aventure. Je lui avouais par la suite que de mon coté, c’est le bijou qui m’avait ensorcelé. Elle embraya avec le sujet qui nous intéressé tout les deux : le collier. Elle avait elle aussi vu les grandes affiches annonçant la venue de ce précieux bien et voulait absolument venir le voir, le rencontrer. En éclatant de rire, je fini sa phrase : « Et tu m’as trouvé en prime ». Elle acquiesça avec un petit sourire en coin, le sourire qui veut dire bien plus de chose qu’on le pense.
Après une heure de conversations diverses, nous nous quittâmes, après nous être promis de nous revoir.

Le lendemain, après les cours, nous nous retrouvâmes devant l’objet qui nous obsédait, qui semblait même nous lancer au défi de percer son secret. Avec mon nouveau talent de dessinateur, j’essayais de m’imaginer Sandy portant ce rarissime bijou et de reproduire l’image sur le papier. Le résultat final fut stupéfiant. Elle ressemblait à une de ces bourgeoises que l’on peut contempler dans les livres d’histoire-géographie portant de riches vêtements de soie et arborant autour du cou un riche collier. J’avais également tenté d’accentuer ses formes sur le papier, donnant à la parure une toute autre dimension. Elle semblait alors vouloir nous en dire plus, mon amie ne parvenait plus à me quitter des yeux, je venais de trouver une clé, mais laquelle ?
Nous quittâmes le musée et fîmes une copie du dessin, ainsi l’un et l’autre auraient l’occasion de tenter de percer le mystère de la cascade. Après cela, nous échangeâmes quelques derniers mots et, chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout, Sandy me fit un bisou rapide dans le cou avant de s’éloigner en me faisant un sourire taquin et en me regardant de son air mutin.

Le lendemain, vendredi soir, après les cours, je suis retourné une dernière fois voir la parure avant que celle-ci ne rejoigne une autre exposition, dans un autre musée, dans une autre ville. Une fois de plus, je l’étudiais de près, peut-être de trop prêt… Je continuais, comme à mon habitude mes esquisses de cette reine, dans l’espoir d’avoir toujours le meilleurs souvenir possible de cette merveille.
Alors que je m’appliquais à représenter les reflets étincelants du collier, la nuit tomba brusquement sur la pièce ; je pensais qu’il s’agissait sûrement d’une coupure de courant. Les occupants de la pièce commençaient déjà à regagner la sortie, la parure étant à présent dans l’ombre la plus totale. A peine quinze secondes s’étaient écoulées depuis la coupure de courant que j’entendis une vitre se briser, je compris très vite que ce n’était pas ce que tout le monde pensait. C’est là que la parure venait d’être dérobée et qu’elle fut dissimulée dans mon sac sans que je m’en aperçoive. Recouvrant mes esprits, je me saisi de mon sac à dos et pris la direction de la sortie.

Une fois dehors, je pris la direction de la station de tramway pour rentrer chez moi. Une fois arrivé à la station, je remarquais cet homme, une vieille chemise en laine à carreaux, une casquette de base-ball vissée sur sa tête et une barbe de trois jours. Je l’avais déjà vu au musée. Je n’y prêtais plus attention par la suite, laissant mes pensées vagabonder. Je regardais le ciel s’assombrir, le vent emporter quelques feuilles mortes dans une joyeuse symphonie tout en me remémorant les dernières minutes passées auprès du précieux bijou.


La soirée passa sans évènement particulier, les médias nous conseillaient uniquement d’éviter de sortir, de fortes pluies et rafales de vent étant prévues, voire même un orage. Je pris vite fait quelque chose à grignoter dans le réfrigérateur et rejoignis ma chambre. La pluie commençait à tomber, et s’intensifier avec le temps qui s’écoulait. L’eau giflait la vitre de ma chambre, l’orage grondait. Mon téléphone sonna afficha un nouveau message de Sandy : « Quel temps de chien… Tu me manques ». Ne trouvant plus de véritable occupation, je pris position derrière la fenêtre et regardais ce qu’il se passait dehors. Il devait être 22 heures quand je le vis. Il portait une longue veste noire au col relevé et portait un chapeau. Il semblait suivre une route, une trajectoire. C’était un inspecteur de police qui menait l’enquête, qui voulait retrouver la parure. Il semblait s’être immobilisé devant ma maison, et consulter un papier. Avait-il trouvé une piste dans le quartier ? Mais qui pourrait-il chercher ? Soudain, un éclair d’une intense luminosité éclaira la rue et son visage se tourna vers moi. Je reconnu tout de suite son visage sec et sévère impeccablement rasé, ses yeux sombres et vides, ce mort déambulant parmi les vivants. Il m’avait retrouvé…
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Essai de nouvelle : La parure
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