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 [Epouvante-Thriller] Légion

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Cyrix
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MessageSujet: [Epouvante-Thriller] Légion   Mar 30 Aoû - 22:20

Jonas manqua de s'écorcher.
En chassant un papillon dans le vaste jardin de ses grands-parents,
il n'avait pas prêté attention au passage de Hammond, le chien de la maison, qui l'avait violemment fait trébucher en fonçant tête baissée.
Son genou endolori l'empêcha de se relever tout de suite.
Là, par terre, il aperçu un genre d'insecte. Cela ressemblait à une fourmi.
A ceci près qu'elle n'était pas noire, rouge ou jaune, mais grise. D'un gris presque métallique.
Il sortit rapidement une boite de pastilles valda vide de sa poche et entreprit de la capturer.

Une fois revenu dans sa chambre, il l'observa:
Il devait s'agir d'une reine: Gastre hypertrophié, marques de coupures au niveau des ailes...
Mais elle n'avait pas du tout le même comportement que toutes les autres fourmis qu'il avait pu ramasser jusque-là.
Elle ne semblait pas effrayée, mais plutôt curieuse.
On aurait dit qu'elle observait se chambre depuis sa minuscule prison de plastique, et notait chaque détail avec minutie.

Il laissa la boite sur son bureau, puis se laissa sombrer au pays des rêves.

Il se réveilla avec le soleil qui transperçait de ses rayons les minces rideaux de sa fenêtre. Le jeune garçon mit un moment à émerger, s'assit à son bureau et démarra son ordinateur.
Plusieurs minutes s'écoulèrent avant qu'il ne remarque que l'insecte avait disparu de sa boite.
De colère, il jeta cette dernière dans sa corbeille, puis partit s'habiller avant de partir à la chasse aux papillons.
C'était sa passion ça, les papillons, pendant les vacances d'été.
Il aimait pouvoir approcher ces êtres de couleurs, légers comme le vent et libres comme l'air.
Il ne les tuait pas, mais préférait les capturer, les garder quelques heures, peut-être deux jours dans une boîte avant de les relâcher.
Juste pour profiter d'un peu plus près du spectacle de la nature.
Ses grands-parents habitaient en pleine campagne, et il y avait des étendues de champs en friches à la végétation déjà haute à perte de vue tout autour de la demeure.
Ce jour-là, quand il traversa le terrain au hasard de son intuition, il fut surpris de ne croiser aucune trace de vie.
Pas un seul insecte, rien.
Rien que le vent qui soufflait dans les hautes herbes.
Alors, il s'assit au beau milieu de nulle part et se mit à creuser, espérant dénicher au mieux des fourmis, au pire des vers de terre, n'importe quelle trace de vie qui aurait pu le rassurer.
Au lieu de ca, il creusa assez profondément mais ne trouva rien.
Tout d'un coup, il atteignit une petite poche d'air sous la terre, et sa main s'enfonça dans le sol.
C'est alors que des milliers de fourmis, grises tout comme celle qu'il avait ramassé la veille, sortirent en masse de la terre et commencèrent à monter le long de son bras.
Il hurla et retira son bras avant de le secouer vigoureusement.
Il voulut s'éloigner,mais la masse grouillante était rapide.
Terriblement rapide.
Bientôt, il fut rattrapé, et la marée d'insectes le fit tomber avant de le recouvrir entièrement.
Il pouvait sentir chacun de ses minuscules mais démoniaques agresseurs lui infliger des millions de morsures microscopiques, et envahir ses vêtements, son corps, son visages, ses oreilles, ses narines, ses yeux, sa bouche hurlant au supplice...

Soudain, il se réveilla, en nage.
Il se trouvait dans sa chambre, le soleil venait juste de se lever.
Ce cauchemar avait été d'un réalisme foudroyant. Il pouvait encore ressentir sa chair dévorée par les insectes...

Mais il n'en était rien. Il était là, tout simplement.
Il s'approcha de son bureau, et cette fois-ci, plutôt que d'allumer son ordinateur, son premier réflexe fut de saisir la boite de pastilles valda où était détenu sa prise de la veille.
La fourmi grise était toujours là, et elle semblait l'observer.
Il ouvrit la boite, approcha son doigt... Et l'insecte se précipita dessus pour le mordre violemment.
Surpris, il retira sa main et referma la boîte. La blessure était à peine perceptible mais cette satanée bestiole l'avait belle et bien mordue jusqu'au sang. Certes il s'agissait d'une fourmi de bonne taille, mais les autres espèce ne s'étaient jamais montré aussi agressives.

Il prit la décision d'aller la relâcher au fin fond des champs, loin de la maison.
Il mit ses chaussures, prit son manteau, ouvrit la porte d'entrée...

Et poussa un hurlement de terreur.
Au-dehors, le jardin tout entier était recouvert d'insectes, les mêmes que dans son cauchemar.
Ils grouillaient, le sol bouillonnant fondit sur lui et une nouvelle fois commença à la digérer... Vivant.

Il se releva tellement vite qu'il faillit tomber de son lit.
Encore un cauchemar. Mais un rêve dans le rêve?
Jonas se pinça. La douleur lui confirma la réalité de sa situation.
Il se sentit soulagé, et sortit de son lit pour aller observer la reine grise dans sa boite.
Elle était toujours là, calme, à l'observer.
Ses délires de la nuit l'ayant pas mal affecté, et énervé, il ouvrit la boite, balança la fourmi au sol et... L'écrasa avec mépris.
Là, à côté de son cadavre aplatit près de son lit, il crut discerner un mouvement dans l'obscurité qui régnait sous son lit.
Il s'abaissa pour voir ça de plus près...
Et une nouvelle fois, le sang gris sortit de son antre pour se ruer sur lui.
Il ne supportait plus cette terreur sans nom, cet effroi, il avait mal, peur, au plus profond de son être et crut bien devenir fou!



... Mais une fois de plus, se réveilla en sursaut.
Cette fois-ci, tout devait être différent. Au comble du désespoir, il empoigna son téléphone sur la table de chevet et appela immédiatement la police, puis ses grands-parents qui le matin partaient faire leur marché.
En moins de 15 minutes, ils seraient là.
Ses propos avaient été assez incohérents au téléphone, mais il n'en avait que faire: il voulait juste appeler à l'aider, appeler au secours à qui peut l'entendre, pour qu'enfin il ne soit pas seul!
Il ne voulait plus bouger, hors de question de sortir du lit.

Il s'avança et saisit la boite de pastilles Valda.
Elle était bien là. Morte.
Tout à coup, la sonnette retentit, suivit de peu par un bruit de clés.
Ses grands-parents venaient d'arriver, précédés de peu par la gendarmerie.
Ses explications ne convinrent pas, et Jonas fut placé en observation pendant quelques jours à l'hôpital.
Les médecins lui apprirent qu'il avait subit un violent traumatisme psychologique, qu'il lui faudrait plusieurs jours pour s'en remettre.
Finalement, après plusieurs jours de calme repos, il se convint que tout ceci n'était qu'un rêve.
Il paraît que cela arrive, parfois. On a du mal à différencier le rêve et la réalité pendant plusieurs instants avant le réveil, et il suffit d'un mauvais rêve pour se sentir submerger.
Cela pourrait arriver à absolument tout le monde, chaque nuit. Même vous qui lisez ce texte, il y a une forte probabilité pour qu'une telle expérience vous arrive au moins une fois au cours de votre vie.
Cette pensée le rassura, et là, sur son lit d'hôpital, dans cette chambre où tout était d'un blanc rassurant, il se sentit soulagé.
Puis il aperçu un point sur le mur près de son oreiller. Une minuscule fourmi grise.
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